La généralisation des normes et méthodes

Les exigences des entreprises donneuses d’ordre se traduisent par la nécessité pour les prestataires de services d’être détenteurs de différentes certifications (une norme ISO, par exemple), de différentes habilitations. Plus généralement, les entreprises sont engagées dans des politiques de qualité totale, et les activités de maintenance se doivent d’appliquer ces politiques. Or la certification apparaît parfois contraignante. Le problème n’est pas tant posé par les normes en elles-mêmes que par les méthodologies qui en sont déduites, très exigeantes notamment sur la formalisation des procédures d’intervention. En effet, si une entreprise possède déjà une organisation et des méthodes de gestion cohérentes, la démarche de certification se limitera à une simple formalisation des procédures déjà en place. A contrario, si l’entreprise a peu, voire pas, de règles de gestion de la maintenance, la démarche de certification risque de provoquer d’importants bouleversements, en particulier dans le contenu des tâches. Face à ces évolutions importantes et rapides, les personnels de maintenance doivent s’adapter à des modifications profondes de leurs activités. Une analyse des contenus de ces activités montre que les emplois types de la maintenance industrielle (hors encadrement de premier niveau) s’organisent autour de trois profils : un « agent de maintenance », et deux de technicien, « technicien d’intervention » et « technicien de méthode ». Ces profils ont la particularité de s’imbriquer l’un dans l’autre en fonction de blocs d’activités communs. Le rôle de l’« agent de maintenance » reste centré sur la maintenance curative, c’est-à-dire la réparation des pannes ou dysfonctionnements survenant de manière imprévue. Il doit pouvoir identifier l’origine des défaillances, rechercher et mettre en oeuvre rapidement des solutions de dépannage. Avec le développement de la maintenance préventive, il est également conduit à participer à l’amélioration du rendement des installations en réalisant des actions programmées (nettoyage, réglage, changement de pièces…) et en repérant d’éventuelles anomalies sur l’équipement (contrôle sensoriel).

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *