La Grèce s’en sortira seule, selon le chef de la Banque centrale grecque

La Grèce s’en sortira seule, selon le chef de la Banque centrale grecque

Le chef de la Banque centrale grecque, Georges Provopoulos, s’est dit convaincu que son pays parviendra à sortir par ses propres moyens de la crise budgétaire qu’il connaît, dans une interview au Financial Times Deutschland (FTD) paru lundi. «Un scénario où une aide (extérieure) serait nécessaire ne deviendra pas une réalité», a-t-il déclaré, en insistant sur les mesures «courageuses» prises par le gouvernement pour réduire l’endettement, une allusion aux nouvelles mesures d’austérité adoptées vendredi par le Parlement pour économiser 4,8 milliards d’euros. En outre, l’émission obligataire à dix ans émise la semaine dernière a rencontré un vif succès et «prouvé que le gouvernement (était) en mesure de rassembler sur les marchés les sommes recherchées» pour juguler sa crise, a estimé M. Provopoulos. La Grèce a levé 5 milliards d’euros à un taux d’intérêt de 6,3%, lors d’une émission obligataire qui a été sur-souscrite trois fois. En janvier, elle avait déjà levé 8 milliards d’euros, à un taux de 6,1%. M. Provopoulos a concédé que cet argent avait été obtenu «à un prix assez fort» et que ce ne serait pas tenable à long terme, mais selon lui les coûts baisseront en cas de nouvel emprunt: «A partir de maintenant, la pression va diminuer», a dit M. Provopoulos. La Grèce doit mener en 2010 un programme d’emprunt de quelque 54 milliards d’euros. En outre, le chef de la Banque centrale grecque ne croit pas que l’agence de notation Moody’s abaisse à nouveau la note de la Grèce. Si d’aventure la Grèce devait recourir à une aide financière extérieure, M. Provopoulos s’est dit opposé à ce qu’elle vienne du Fonds monétaire international (FMI). «La Grèce fait partie de la famille Euro et si une aide était nécessaire, cela devrait être du ressort de la zone euro», a-t-il jugé. Il a accueilli avec scepticisme l’idée d’un Fonds monétaire européen, tel que souhaité par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. «Si nous respectons de manière conséquente le Pacte de stabilité et si tous les pays de la zone euro mènent des politiques courageuses et crédibles de consolidation, un tel mécanisme ne sera pas nécessaire», selon lui.

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