La hiérarchie des priorités

Gérer sa carrière n’est pas une mince affaire. Il faut prendre le temps nécessaire pour y réfléchir sérieusement mais surtout d’affiner un projet dans ce sens. Plusieurs consultants auprès des bureaux de recrutement estiment que le choix du secteur d’activité et de la taille de l’entreprise a un impact certain sur le parcours professionnel des jeunes cadres. D’où la nécessité d’adopter une démarche pro-active pour faire évoluer sa carrière à moyen et à long-terme.
Malheureusement, les jeunes recrues n’accordent pas trop d’importance à la gestion de leur carrière. Ils confient cette mission à leur entreprise. C’est l’une des erreurs qui peut coûter très cher sur le plan professionnel.
Voici quelques conseils pour gérer son «employabilité ».
Avant tout, il s’agit d’adopter une attitude professionnelle dès les premiers jours de l’intégration, avance un patron. En somme, le jeune recru n’a pas trop le choix. Il doit faire bonne impression auprès de ses supérieurs et de ses collègues de travail. Il est amené à réfléchir sur sa position au sein de l’entreprise et ce qu’il souhaite réellement faire. Seule une parfaite connaissance de soi, qui permet de mobiliser ses compétences dans un domaine bien précis voire même négocier des formations par la suite. Concrètement, il y a lieu de faire un bilan chaque année. Cela permettra de se remettre en cause et d’orienter des ajustements de taille, si cela s’avère nécessaire.
Le plus important pour la jeune recrue est de s’imposer en interne en mettant en avant son savoir-faire tout en restant humble auprès de ses collègues. Pour se positionner au sein de l’entreprise, il n’y a pas de recette magique. Il faut faire preuve de force de proposition. Les grandes entreprises, notamment les multinationales, ont cet avantage de libérer les énergies créatives des jeunes diplômés.
Elles leur permettent de s’intégrer facilement, entre autres, en leur faisant participer à des activités annexes ou extra-professionnelles. Il s’agit ainsi d’un moyen parmi d’autres de se faire connaître et reconnaître sa valeur. C’est aussi une étape importante pour négocier un prochain poste.
Ceci étant, la jeune recrue doit bien gérer sa mobilité interne. Dans ce sens, les entreprises structurées font le point à travers des entretiens d’évaluation chaque six mois sinon une fois par an. C’est une mise au point nécessaire dans la mesure où elle permet d’étudier les perspectives d’évolution. Il s’agit aussi d’une opportunité qu’il faut saisir en matière de mobilité interne. La jeune recrue peut donc défendre ses acquis et demander des missions différentes, voire aller à la rencontre d’autres professionnels qui sont en contact direct avec l’entreprise.
Si au bout d’un an et demi, on commence à se sentir à l’aise dans son poste, il y a lieu de à réfléchir à son évolution professionnelle. Dans ce sens, il ne fait pas avoir peur de s’essayer à des responsabilités à haut risque. D’autant plus qu’auprès des entreprises, on accorde beaucoup d’intérêt à ce genre d’attitude.
Dans le même sillage, la jeune recrue est censée opter Pour les meilleurs créneaux. Ceci n’est pas toujours évident. Les opportunités existent pourtant. Se sentir bien dans une entreprise ne doit pas vous empêcher de suivre l’évolution du marché du travail et d’évaluer régulièrement votre valeur sur ce marché. Cette démarche passe par un benchmarck de son CV. Dans cette optique, la consultation de la presse économique et professionnelle ou la visite de salons permet de se faire une idée sur les secteurs les plus prometteurs en matière d’offre d’emploi. Une telle démarche passe aussi par la mise en place d’une relation régulière avec les cabinets de recrutement pour évaluer discrètement sa valeur professionnelle sur le marché.
Un bilan personnel s’avère utile dans ce sens pour valoriser ses atouts et rectifier par la même occasion le tir. Cette mise au point permet également de se projeter dans le long terme. Attendre le dernier moment pour élaborer une stratégie n’est pas conseillé. Les aspirations et les motivations professionnelles doivent être claires. Ce n’est que cette manière qu’on peut tracer un itinéraire. Encore une fois, la connaissance de soi est le chemin le plus court pour savoir à quoi on aspire sur le plan professionnel.

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