La large confirmation du libéralisme

Lorsque on se présente comme un pays désirant faire de l’attrait des investisseurs étrangers, il faut savoir accepter les notations des organisations internationales et notamment lorsque ces dernières peuvent apporter plus qu’un financement mais des projets d’entreprises et de développement. La dernière notation qui a occupé les colonnes du Wall Street Journal est le résultat d’une étude réalisée par Heritage Foundation. Le travail de cette institution consiste à classer les pays selon le degré de «liberté» de leur système économique. Ce qui se traduit par des rubriques «libre», «largement libre», ou encore «largement non libre» et enfin des systèmes économiques dits «jugulés». En clair, non libres. Les autorités marocaines ont donc à leur disposition un document, dont certaines conclusions feront de sorte à pencher la balance vers la destination Maroc. Dorénavant le Maroc appartient à la catégorie des pays répertoriés sous la rubrique de «largement libre».
En effet, selon l’Institut, «le score du Maroc s’est toutefois amélioré de 0,10 point au cours de l’année écoulée». Cela résulte essentiellement de l’évolution positive de la politique fiscale. Malgré, comme le souligne les observateurs, l’interventionnisme modéré de l’Etat et la pression des dépenses publiques.
Par rapport à l’exercice précédent, peu de changements ont été relevés par le rapport. C’est ainsi que la tendance protectionniste de la politique commerciale s’est maintenue. Par ailleurs, la politique monétaire tend toujours à afficher un niveau très bas en matière d’inflation. Pour sa part, la politique financière et bancaire demeure à un niveau de restriction modéré.
En matière de politique des prix, le rapport souligne que le niveau d’intervention des autorités locales se situe toujours parmi les plus bas. En revanche, et ce dans l’attente des conséquences du nouveau cadre légal en matière de propriété, le Maroc reste à un très bas niveau de protection. Le statut d’un Etat régulateur, tant revendiqué par les associations patronales, suit toujours une évolution modérée. En revanche, l’économie informelle ou informelle, au regard des économies des autres pays examinés enregistre un niveau d’activité modéré. Ces conclusions résultent de comparaisons établies par rapport à 156 pays. Et seuls 74 d’entre eux, se dirigent vers un système économique dit plus libre durant l’année écoulée.
Côtés statistiques, 71 pays sont admis dans les catégories «libre» ou «largement libre», le reste, soit 85 pays continuent à appartenir aux rubriques des économies dites «largement non libres» ou encore «jugulées».
Cette édition 2003, de l’Institut américain, avance le même constat que celui émis dans les rapports précédents. Il se trouve qu’il existe «un lien étroit entre le niveau de liberté économique dans un pays donné et le degré de croissance économique et prospérité qui y règnent».
Pour se qui est des leaders dans le libéralisation économique, on retrouve en tête de liste Hong Kong. Et le leadership dans le département des économies «les moins libres» ou encore «jugulées», est tenu par la Corée du Nord, derrière Cuba.

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