La lente évolution du marché de l’emploi

Près de 253.000 postes. Tel est le nombre d’emplois que l’économie marocaine a généré entre le troisième trimestre 2001 et celui de l’année 2002. Un chiffre publié dans le dernier rapport « Activité, emploi et chômage » de la direction de la Statistique et qui se répartit entre 179.000 postes créés en zones urbaines et 74.000 en zones rurales.
Une évolution relativement favorable dont les raisons se trouvent, en milieu urbain, dans l’accroissement des affectifs employés dans les secteurs de l’agriculture, les forêt et pêche (17,8 %), l’industrie (9,7 %) et le bâtiment et travaux publics (8,5 %). En milieu rural, la hausse de plus de 2% de l’emploi dans les secteurs de l’agriculture, forêt et pêche et les services a pallié, sans résourdre, la baisse observée au niveau des secteurs de l’industrie et du bâtiment et travaux publics (respectivement -10,6 % et -7,7%). L’évolution favorable de l’emploi dans les deux zones est également due à l’auto-emploi. Dans le milieu urbain, l’emploi salarié a enregistré une hausse de 3,6%, à mettre dans le registre du secteur privé, l’informel et les organisation non-gouvernementales, il a accusé une baisse de 2,3 % dans le milieu rural.
Le taux de chômage a reculé de 1,3 point entre le 3-ème trimestre 2001 et celui de 2002, passant de 13% à 11,7 %, selon le rapport. Cette baisse a concerné aussi bien les villes, passant de 19,5 % à 18,2 %, que les campagnes, qui est passée de 5,4 à 4,0 %. Au niveau national, le volume du chômage a baissé de 8,6 pc passant ainsi de 1.309.000 à 1.196.000 chômeurs. Et ce sont essentiellement les hommes, les jeunes de moins de 35 ans et les sans-diplômes qui ont bénéficié de l’amélioration qu’a connue cette situation dans le milieu urbain. Pour le milieu rural, ce sont principalement les jeunes de moins de 35 ans et les actifs diplômés qui ont été les plus concernés par le recul du chômage. La population active âgée de 15 ans et plus a atteint près de 10.204.000 personnes au troisième trimestre de 2002, soit une hausse de 1,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette augmentation est principalement due à l’accroissement de l’offre de travail en milieu urbain.
L’Indice du Coût de la Vie (ICV) a enregistré, quant à lui et au terme du mois de janvier 2003, une baisse de 0,6 % par rapport au mois précédent, indique un communiqué de la Direction de la Statistique. Cette variation, explique la même source, provient essentiellement des produits alimentaires dont l’indice a régressé de 1,4 %. L’indice des produits non alimentaires a, par ailleurs, marqué une stagnation par rapport au mois précédent. La Direction de la Statistique signale, par ailleurs, que l’indice du coût de la vie du mois de janvier 2003 a enregistré une évolution de +0,6 % par rapport au même mois de l’année 2002.

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