La libéralisation du fixe à l’horizon

Le nombre des abonnés au mobile est en pleine expansion au Maroc. Chez Maroc Telecoms, le parc est ainsi passé de 4,6 millions en 2002 à 5,2 en 2003, soit une augmentation de 13%. De son côté, Méditel a vu ce chiffre évoluer de 1,6 million à 2,2, sur la même période, soit une hausse de 34%. La téléphonie fixe, à l’arrêt depuis trois ans, a renoué avec la croissance en 2003, progressant de 8 points. La libéralisation de ce créneau rendra le Maroc plus attractif pour les centres d’appels obligés de payer des surcoûts de 1 euro par heure pour les liaisons téléphoniques. Une mesure appelée à disparaître. D’autant que, sur un autre front, le Maroc veut rattraper le retard cumulé sur Internet.
L’agence a lancé en 2003 un certain nombre d’offres pour l’accès à la toile, combiné à des baisses importantes de tarifs. Parallèlement, une étude sur ce marché a été lancée; elle se penchera sur les modèles permettant de stimuler les fournisseurs d’accès, incontournables leviers de l’accès à Internet pour le grand public. .
Pour l’année 2004, le Conseil d’administration de l’ARNT, tenu lundi dernier, a défini le plan de libéralisation des télécommunications. Un bureau d’études a été désigné pour mener une étude globale sur la question.
Suite à l’appel d’offres lancé courant 2003 pour la sélection d’un cabinet de conseil et d’assistance, une étude stratégique sur la poursuite de la libéralisation du secteur des télécommunications et l’élaboration d’un plan d’action, a été lancée.
Ce n’est que par la suite que le contour des licences sera défini. Cette démarche scientifique contraste avec le processus d’attribution de la licence du fixe mené il y a quelques années et qui n’a pas abouti, faute de candidats. A l’époque, certaines conditions exigées dans le cahier des charges ont largement contribué à cet échec.
La conjoncture en 2002, coïncidant avec l’effondrement des valeurs télécoms dans les places financières internationales, était par ailleurs peu favorable à ce type d’opérations,.
C’est dire l’importance de l’étude que mène actuellement le consortium Booz-Allen-Hamilton, Bird&Bird et Upline Securities. Elle permettra, entre autres, d’arriver à la mise en place d’un cadre réglementaire qui donnera plus de visibilité aux opérateurs.
Il s’agit d’un pas important pour le secteur et pour l’agence de régulation qui a procédé jusque-là à la libéralisation du mobile, des communications satellites et des réseaux radios à communication partagée.
Douze licences ont été attribuées ainsi depuis le processus de libéralisation. Concernant la libéralisation du fixe, le directeur de l’ANRT avait annoncé qu’elle est plus délicate que celle du mobile, à cause de plusieurs raisons : potentiel de développement plus limité que dans le cadre du mobile, investissement en capital plus important et retour à l’investissement plutôt long, entre 8 et 10 ans.L’élaboration des licences prendra en compte tous ces facteurs. Et aussi la conjoncture globale, eu égard à l’évolution du secteur depuis 2002. Outre l’accompagnement d’un cabinet externe, l’ARNT entend aussi associer les opérateurs à l’élaboration du cahier des charges. D’après les informations qui filtrent du dossier, cette licence, contrairement à la précédente, ne concernera pas que le fixe. Les découpages se feront en fonction de l’orientation du secteur. De quoi certainement garantir le succès de l’opération.

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