La mobilité urbaine, fer de lance de l’AMEE

La mobilité urbaine, fer de lance de l’AMEE

Entretien avec Said Mouline, président de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique

L’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) et la ville de Marrakech ont signé, vendredi dernier, une convention dont l’objectif est d’accompagner un projet pilote de vélos à assistance électrique dans la ville de Marrakech. Au cours de cette signature de convention nous sommes allés à la rencontre de Said Mouline, président de l’Agence, afin de nous en dire plus.

ALM : La mobilité urbaine est un des axes majeurs pour la protection de l’environnement. Quel sera le rôle de l’AMEE après la signature de cette convention ?

Said Mouline : Cette convention est pour montrer que la mobilité urbaine est très importante dans les villes. L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique accompagne tous les secteurs, privé, industriel, mais également les citoyens pour les sensibiliser, auxquels s’ajoutent aussi les villes et les territoires qui ont un rôle très important dans l’économie de l’énergie. il est essentiel de prendre en compte dans une ville la dimension qu’apportent les transports en commun. Il s’agit là de la mobilité urbaine et justement le projet que nous avons signé vise l’accompagnement avec des vélos électriques. C’est un projet pilote des vélos à assistance électrique qui permettra une mobilité plus facile et aussi vise la santé des citoyens. C’est la mobilité qu’on veut promouvoir. Nous avons fait la promotion lors de la COP de la mobilité électrique, des vélos électriques, et des transports électriques. Il y a eu d’ailleurs un grand championnat du monde de Formule E pour montrer aujourd’hui que la mobilité électrique est là, elle se développe dans nos pays et principalement sur notre continent. C’est aussi pour montrer que la mobilité électrique en Afrique aura un rôle dans l’avenir. Notre convention s’inscrit dans cette perspective afin de mettre en place un schéma de mobilité durable dans toutes nos villes.

Quelles sont les villes concernées par ce type de projets ?

Nous avons primé récemment à la COP les villes de Chefchaouen et d’Agadir, le Mena Energie Awards, nous voulons accompagner encore toutes les villes du Royaume pour qu’elles prennent en compte et qu’elles aient ce reflexe de l’efficacité énergétique, les décideurs des villes, les maires et les walis reçoivent des projets. Il faut qu’il y ait ce réflexe de l’efficacité énergétique et ce quel que soit le projet : un projet d’hôpital, d’hôtel, ou industriel. Il faut qu’on se pose la question à chaque fois sur la place de l’efficacité énergétique dans nos projets, au moment de l’investissement cela reviendra beaucoup moins cher. C’est l’esprit et le rôle de l’Agence pour accompagner, sensibiliser et réaliser à la fin des économies d’énergie. L’objectif sera toujours de réduire la facture électrique de notre pays et les émissions de gaz à effet de serre, tel que la conférence de Paris l’exige.

L’AMEE a un ensemble de projets en la matière, quelle sera votre feuille de route ?

Effectivement, il y en a dans l’industrie, dans le transport, dans l’énergie du futur pour le pompage solaire. Je crois qu’aujourd’hui nous sommes dans un schéma où nous avons pris conscience pour des raisons aussi bien environnementales qu’économiques, qu’effectivement tout le monde peut être gagnant. Il ne faut surtout pas oublier ce que la pollution dans les villes engendre, parce que la mobilité urbaine c’est principalement la mobilité dans les villes. Cette pollution qui peut atteindre des taux très élevés, comme on a pu le constater dans de très grandes villes dans le monde, il y a quelques semaines à New Delhi où il fallait porter un masque pour pouvoir sortir en ville. Donc voilà ce qui peut arriver si on ne fait rien.

Propos recueillis par Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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