La pierre May fair dans l’habitat social

La pierre May fair dans l’habitat social

Participer à l’effort national de lutte contre l’habitat insalubre par le biais du logement social. C’est désormais l’objectif de Mayfair Develpement, filiale de May Fair International, une entreprise irako-britannique, installée au Maroc depuis 1996. Doté d’un capital de 4 milliards et créée par trois partenaires britanniques d’origine irakienne, May Fair a élaboré un projet de construction de 5000 logements sociaux à Sidi Bernoussi, Casablanca. La société projette à moyen terme de construire 5000 logements supplémentaires pour atteindre un total de 10.000 dans les cinq prochaines années. Un effort qui témoigne à la fois de l’engagement dont certaines entreprises arabes dans des causes pas toujours d’ordre économique et de la capacité de viabilité de certains politiques marocaines, quand elles répondent à des besoins concrets. Sur le choix du Maroc pour le développement de l’activité de la société qu’il dirige, Salam Al Yacine s’explique : « le climat d’affaires se prête à plus d’un égard à notre activité. Les investisseurs intéressés par le Maroc bénéficient également de plusieurs mesures incitatives, on ne peut plus encourageantes ». Cela, même si certaines lourdeurs administratives sont toujours constatées, précise-t-il. A cela s’ajoute la cherté, toujours aussi prononcée, du foncier au Maroc et qui pénalise à plus d’un titre l’acte d’investir. Une main-d’oeuvre, même si bon marché, non qualifiée est tout aussi nuisible. « Mais quand la bonne volonté de la part des responsables marocains se fait sentir, tout investisseur ne peut que suivre. Il y va de son propre intérêt », précise Al Yacine, soulignant par la même occasion le fossé espérant les textes de lois, fruit d’une réforme en profondeur, et leur application, qui se fait toujours attendre. Sans oublier l’aspect fiscal. Le patron de May Fair insiste à cet égard sur la nécessité d’alléger les lourdeurs fiscales. Une mesure qui participerait à attirer davantage d’investisseurs, juge-t-il. S’agissant du choix du logement social comme secteur d’activité, M. Al Yacine souligne deux facteurs principaux. « Il y a d’abord l’intérêt social que les projets s’inscrivant dans le cadre de la politique de lutte contre l’habitat insalubre. Etant une société encrée dans son environnement, on ne peut qu’applaudir cette politique et l’accompagner sur le terrain », déclare-t-il. La deuxième raison est d’ordre économique, l’habitat social étant un secteur à forte croissance au Maroc, vu l’engouement de la population. Il faut à cet égard préciser qu’avant le lancement de ces projets, May Fair travaillait sur des logements haut et moyen standing.

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