La PME finalement logée

Le mouvement qu’a suscité les directives de la lettre royale relative aux centres régionaux d’investissement a permis de poser les premiers jalons de structures dédiées à la promotion de l’activité économique. Le premier centre a vu le jour à Agadir, la dernière démarche, c’est la ville de Meknès qui l’abrite.
L’inauguration de la maison de la jeune entreprise dans la wilaya de Meknès-Tafilalet s’est réalisée dans cette optique. La machine mise en oeuvre vise à assurer l’épanouissement de 95% du tissu économique du pays et qui ne représente que 20% du PIB national. C’est dire l’importance d’une structuration de ses entreprises, dont le maillon fort exerce dans l’informel. Aussi, les chiffres des apports dans l’économie nationale reste précaire.
Le département des PME-PMI comptabilise à son actif un certain nombre de mesures et d’action visant à contribuer à un allégement des embûches que rencontrent les jeunes entrepreneurs. D’une part, l’élaboration du livre blanc ou encore la charte PME-PMI, restent toujours des schémas dont la concrétisation n’en est qu’à ses débuts.
Les débats portent toujours sur la détermination juridico-économique des petites entités industrielles. Toutefois, la solution revient à résolution des difficultés liées au financement et au poids de l’endettement des détenteurs de crédits bancaires.
Une ville comme celle de Meknès, qui par le passé représentée un des fleurons de l’industrie du textile, prend désormais l’aspect d’une ville qui périclite.
Aussi, liée la création de la maison de la jeune entreprise rejoint un esprit de dynamisation de l’activité économique. Selon le plan d’action initiée par le ministère concerné, il reposera sur la mise en place d’un certain nombre de passerelles. Ces derniers consistent en « des structures internes d’organisation et de formation au sein des structures coopératives, d’associations et de groupements d’intérêts économiques», a précisé Ahmed Lahlimi, lors de la rencontre au siège de la wilaya de Meknès-Tafilet à l’occasion de l’ouverture officielle de la maison de la jeune entreprise. L’aspect social n’a pas été omis. La fermeture de plusieurs unités industrielles s’activant dans le textile, suite à des situations de block-out et de mouvements de grèves ininterrompus, demeure un lourd passif pour la région. Les protagonistes n’adhèrent pas à une culture de concertation et de dialogue. L’influence des syndicats et la rigidité du patronat, à eux deux, ont abouti à des situations inextricables. Aussi, la maison de la jeune entreprise se voit attribuer une mission de gestion des conflits sociaux. Pour sa part, la Chambre de commerce et d’industrie et de service de la ville, dans le corollaire de la lettre royale, a mis en place plusieurs cellules. Elles portent sur l’assistance-conseil, un centre d’arbitrage commercial et un centre de gestion de comptabilité agréé. Les instruments existent, reste à les rendre opérationnels.

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