La privatisation renfloue l’investissement

D’après les statistiques de l’Office des changes, environ 16,68 milliards de dirhams ont été investis dans l’économie marocaine contre seulement 5,9 millards l’année dernière. Ce triplement des recettes des investissements et prêts privés étrangers s’explique essentiellement par la privatisation de la Régie des tabacs, dont 80 % de son capital ont été cédés au cigarettier franco-espagnol « Altadis » pour 14,08 milliards DH. D’un autre côté, la Commission interministerielle des investissements a agréé à fin octobre 2003 quelque 43 projets pour 10,65 milliards DH, ce qui permettra la création de quelque 12.546 emplois. Ces investissements sont d’autant plus importants qu’ils concernent, dans leur grande majorité, des secteurs grands générateurs d’emploi. C’est le cas notamment de l’énergie, des composants automobiles et électroniques, du tourisme, des industries chimiques et pharmaceutiques, du textile-cuir et des télécommunications. En outre, le rapport 2003 de la CNUCED vient confirmer cette amélioration de l’attractivité de l’économie marocaine en annonçant que le Maroc est passé du 4ème au 1er rang parmi les pays arabes destinataires d’investissements directs étrangers, devant l’Egypte et l’Arabie Saoudite. Cependant, ce dynamisme de l’économie marocaine en 2003 aurait été encore plus important, si certains secteurs clés avaient enregistré de bons résultats. C’est le cas notamment du secteur « textile et cuir » dont l’indice de production a accusé un recul de 3 % en 2003 après une diminution de 1,2 % en 2002. Pour parer aux difficultés « structurelles » que vit ce secteur, le gouvernement et l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) avaient signé récemment un accord-cadre visant à améliorer la compétitivité du secteur et sa force de négociation, rappelle-t-on.

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