La production industrielle s’améliore à fin février

La production industrielle s’améliore à fin février

Les chefs d’entreprises confirment ce constat…

La production industrielle se redresse d’un mois à l’autre. C’est ce qu’on peut déduire des résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie du mois de février. Selon les conclusions de la Banque centrale, la production industrielle s’inscrit en progression avec un taux d’utilisation des capacités (TUC) stable. Ce dernier ressort à 60% durant le mois de février. «L’accroissement de la production recouvre une hausse dans la chimie et parachimie et dans la mécanique et métallurgie, une baisse dans le textile et cuir et une stagnation dans l’agroalimentaire», relève-t-on de l’enquête de Bank Al-Maghrib. La banque centrale souligne par ailleurs que le taux d’utilisation des capacités aurait connu un repli dans le textile et cuir pour s’établir à fin février 2017 autour de 67%.  Il s’est en revanche amélioré dans l’agroalimentaire (72%) et stagné respectivement dans la mécanique et métallurgie (71%) et dans la chimie et parachimie (48%). Le deuxième mois de l’année a été par ailleurs marqué par la stagnation des ventes qui ont affiché un bilan mitigé sur le marché local et étranger. En effet, les ventes des industriels ont fléchi au niveau local au moment où elles ont connu une progression à l’export.

Les branches d’activités les plus concernées par la baisse des ventes ne sont autres que la mécanique et métallurgie et le textile et cuir. Les ventes ont, en outre, stagné dans la chimie et parachimie. L’agroalimentaire est l’unique branche industrielle à avoir connu des ventes en amélioration durant le mois de février.

Les commandes globales se sont, en revanche, repliées au deuxième mois de l’année.  Les commandes auraient reculé, selon Bank Al-Maghrib, dans la chimie et parachimie. En revanche, les commandes ont connu une stagnation dans deux branches. Il s’agit en effet de l’agroalimentaire et le textile et cuir. Les industriels de la mécanique et métallurgie ont quant à eux attesté que leurs commandes se sont améliorées durant le mois de février. Compte tenu de ce panorama, le carnet de commandes serait resté, selon Bank Al-Maghrib, inférieur à la normale et ce dans toutes les branches. En termes de perspectives, le moral des industriels est au beau fixe.

L’ensemble des opérateurs s’attend globalement à une hausse de la production et des ventes aussi bien sur le marché local qu’étranger. C’est ce qu’anticipent les chefs d’entreprises opérant dans l’industrie agro-alimentaire et dans l’industrie mécanique et métallurgique.

Les mêmes attentes sont partagées par les industriels du textile de l’habillement et du cuir.

Ces derniers tablent pour  les trois prochains mois sur une amélioration de la production et des ventes globales. Les textiliens anticipent par ailleurs une baisse de leurs ventes sur le marché local et une hausse pour les expéditions à l’étranger. En revanche, les attentes des chefs d’entreprises travaillant dans la branche des industries chimiques et parachimiques ne s’alignent pas à celles des autres industriels. En se basant sur l’enquête de Bank Al-Maghrib, près de la moitié des industriels de la branche chimique et parachimique déclare ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et des ventes.

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