La production moyenne céréalière s’est améliorée de 35%

La production moyenne céréalière s’est améliorée de 35%

L’excédent céréalier est constitué en grande partie de blé tendre, soit 12 millions de qx. L’orge y contribue par un volume de 6 millions de qx au moment où le blé dur a enregistré un additionnel de 4 millions de qx.

La production céréalière connaît une bonne dynamique au Maroc. La progression relevée à fin 2015 est de 35 %, soit un additionnel de 22 millions de quintaux enregistrés en 15 ans. Cet excédent est constitué en grande partie de blé tendre, soit 12 millions de quintaux. L’orge y contribue par un volume de 6 millions de quintaux au moment où le blé dur a enregistré un additionnel de 4 millions de quintaux.

C’est ce qu’on peut déduire de la dernière note de veille du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime qui établit un diagnostic de la filière de 2000 à 2015. Cette période est scindée en deux phases, à savoir 2000-2007 et 2008-2015. La transition est marquée, par ailleurs, par le lancement du Plan Maroc Vert. La stratégie agricole du Royaume a accordé une attention particulière à la céréaliculture, contribuant à l’amélioration de la production nationale et le taux de couverture des besoins. Ainsi, la production moyenne est passée de 58,4 millions de quintaux (2000-2007) pour atteindre les 80 millions de quintaux (2008 à 2015).

Sur les deux périodes, le rendement des céréales a connu une nette amélioration. Le rendement du blé dur est passé de 13 quintaux par hectare fin 2007 à 17,7 quintaux par hectare fin 2015. Il en est de même pour le rendement du blé tende. Ce dernier s’est situé à 19,2 quintaux par hectare fin 2015 contre 14,3 quintaux par hectare fin 2007. Le rendement de l’orge est passé de 8,2 quintaux par hectare sur la période 2000-2007 à 12,7 quintaux par hectare entre 2008 et 2015. «Ces bonnes performances en matière de productivité sont le résultat, entre autres, de l’utilisation raisonnée des intrants agricoles comme les engrais mais aussi de la hausse du taux de pénétration des semences sélectionnées», relève-t-on de la publication du ministère de l’agriculture. En effet, le volume d’utilisation des semences à fort potentiel génétique s’est consolidé de plus de 116% depuis le lancement du Plan Maroc Vert. Il est passé de 649.000 quintaux en 2008 à plus de 1,4 million de quintaux en 2015.

Les quinze années écoulées ont connu par ailleurs le renforcement de la part des provinces à vocation céréalière. Settat, Taounate, Khémissat et Safi sont citées comme exemples. En revanche Béni Mellal, El Jadida, El Kalaa, Sidi Kacem, Sidi Benour et Fès ont vu leurs parts se stabiliser entre les périodes 2000-2007 et 2008-2015.

Notons que les parts globales de ces provinces ont dépassé les 51% après 2008, témoignant, selon le département de l’agriculture, d’une spécialisation spatiale réussie pensée autour des plans agricoles régionaux.

Rappelons que la superficie moyenne emblavée par le blé dur, le blé tendre et l’orge a varié entre 4,5 et 5,3 millions d’hectares sur la période 2000 et 2015. L’assolement national des trois céréales a légèrement changé au profit du blé tendre. Sa superficie a connu une hausse de 222.000 hectares au moment où celles du blé dur et de l’orge ont baissé respectivement de 189.000 hectares et 66.000 hectares.

cerealesConsommation : Les céréales ont la cote au Maroc

Décidément, le Marocain est un grand consommateur de céréales. En effet, en 2014, la consommation des trois principales céréales au Maroc, en kg par an et par habitant, a été de près de 173 kg, sachant que la moyenne mondiale se situe à environ 152 kg/an/habitant. Dans le détail, le blé tendre représente, à lui seul, 64% de la consommation totale et la part de blé dur avoisine les 29%.
Pour sa part, la consommation humaine de l’orge, devenue de plus en plus marginale et en particulier en milieu urbain, est estimée en 2014 à 11 kg/ habitat par an.

ble-cerealesImportations : Le Maroc de plus en plus gourmand !

Depuis toujours, les importations de céréales au Maroc évoluent selon l’importance de la production nationale et de la demande intérieure. C’est ainsi que, durant la période 2000-2007, les quantités moyennes importées se situaient autour de 34 millions de quintaux réparties entre 22,4 millions de quintaux de blé tendre, 6,4 millions de quintaux de blé dur et 5,2 millions de quintaux d’orge. Par contre, depuis 2008, une légère augmentation a été observée avec des importations moyennes de 43 millions de quintaux. Ces hausses observées sont tirées essentiellement par les importations additionnelles de blé tendre qui ont atteint près de 30 millions de quintaux.

Un secteur bien organisé !
industrie-ble-cerealesA l’amont de la filière céréalière les producteurs sont organisés sous forme d’associations régionales de producteurs de céréales ou dans les coopératives agricoles marocaines (CAM) implantées dans les zones céréalières.

Ces dernières se sont organisées au niveau national en Union nationale (UNCAM), une structure qui les représente auprès des pouvoirs publics et participe aux appels d’offres pour l’importation des céréales.

Pour ce qui est de la partie agro-industrielle, toutes les minoteries sont affiliées à des associations régionales faisant partie de la Fédération nationale de la minoterie (FNM). Ces associations sont actives dans les différentes zones de production. Aussi, à partir de 2010, la chaîne de valeur de la filière céréalière s’est constituée en Fédération interprofessionnelle des activités céréalières (FIAC). Cette structure englobe toutes les composantes de la filière, en amont et en aval.

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