La quête des investissements

C’est hier que se sont ouverts les travaux du Forum sur l’investissement en Afrique du Nord à Casablanca. Organisée par le Centre de Développement pour l’Afrique du Nord (commission économique des Nations Unies pour l’Afrique), cette rencontre sera animée des opérateurs privés, des responsables gouvernementaux, des investisseurs étrangers, des banques et autres institutions financières, des fonds nationaux et régionaux d’investissements ainsi que des organisations régionales et internationales.
Au menu du forum, les moyens à mettre en place par booster les investissements en Afrique du Nord et à renforcer les liens de partenariat entre les opérateurs du secteur privé et à identifier et exploiter les opportunités d’investissements. La rencontre regroupe sept pays d’Afrique du Nord.
La tenue de ce forum intervient dans une conjoncture économique difficile mais les indices de reprise commencent à se confirmer. Les pays de la région veulent mettre les bouchées doubles pour promouvoir les investissements extérieurs. La croissance dans le continent africain est loin d’atteindre des niveaux records. En témoignent, les derniers chiffres qui viennent d’être publiés par l’OCDE (le Centre de Dévelop-pement de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques) et la BAD (Banque Africaine de Dévelop-pement).
Selon les derniers rapports des deux organismes portant sur 22 pays africains, la croissance devrait être de 3,2% en 2002 contre 3,4% en 2001. Le rapport en question souligne qu’entre 2001 et 2002, l’environnement international du continent africain sera affecté par le retournement du cycle économique dans les principaux pays de l’OCDE qui s’est approfondi à la suite des attentats du 11 septembre. Les auteurs constatent que l’impact sur les pays africains sera traduit par une évolution le plus défavorable des marchés des principales matières premières exportées, à l’exception de l’or.
Les principales conclusions de ce rapport seront certainement lors du forum de Casablanca. Il s’agit d’un document précieux sur lequel les investisseurs peuvent d’outil aux investisseurs privés pour qu’ils engagent leurs capitaux en Afrique. L’enjeu est de taille, l’Afrique doit réintégrer l’économie mondiale. A ce propos, il faut noter que l’Afrique est pratiquement la seule région où la pauvreté est en hausse pour les années à venir.
Toutefois, si les pays de l’Afrique n’ont pas bénéficié des opportunités de la mondialisation, ce constat se justifie selon les responsables de l’OCDE et du BAD, non pas par les contraintes de l’environnement international mais par les stratégies engagées par ces pays. Ces derniers demandent d’ailleurs l’annulation de la dette et la promotion des investisseurs privés extérieurs. Le G8 est également interpellé pour participer au financement des infrastructures dans le continent africain. La contribution de ce dernier dans l’économie mondiale a reculé durant les dernières décennies de manière très critique. Que ce soit du PIB, des exportations, des investissements internationaux rapportent la BAD et l’OCDE. Sur les cinquante dernières années période la part de l’Afrique dans les exportations mondiales a été divisée par trois.

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