La RAM élargit son champ d’action

Au moment où la joint-venture liant la compagnie Coca-Cola aux Brasseries du Maroc est rompue, une autre se consolide. Mais, cette fois-ci dans le secteur de d’aéronautique. En effet, MM. Jim Morris, Seddik Belyamani, tous deux vices-président de Boeing, M. J.C Lepage, président directeur général de Labinal, ont été reçus par M. Mohamed Berrada, directeur général de la Royal Air Maroc (RAM). L’occasion ? La tenue du premier conseil d’administration de MATIS aerospace sas, dont ils sont les membres. Pour la petite histoire. Ce projet initié depuis le mois de juin dernier, est une joint-venture pour la construction de système de câblages aéronautiques. Il regroupe le constructeur d’avions Boeing, la compagnie marocaine la RAM et l’équipementier aéronautique Labinal du groupe SNECMA. La RAM était déjà associée au motoriste français, SNECMA, dans l’entretien et la maintenance des avions. La conclusion de cet accord s’est effectuée lors d’une tournée des responsables du constructeur aéronautique américain au Maroc. L’objectif consistait en la mise en place d’une collaboration efficiente entre la compagnie nationale et Boeing. S’en est suivie l’acquisition de 20 appareils Boeing par le Maroc. En fait, pour le constructeur américain, le choix est clair depuis longtemps. En raison de la réduction de ses marges, il s’est investi dans les services. La maintenance devient dès lors un axe stratégique de développement pour le groupe, afin de pallier aux fluctuations cycliques de la demande. Il déteint déjà près de 85% du marché mondial de l’entretien et de la révision de quelques 11 000 appareils civils. Toutefois, l’année 2000 n’est pas à marquer d’une pierre blanche pour le constructeur. En effet, il n’a livré que 492 avions contre près de 680 appareils pour la seule année 1999. Aussi, selon, le communiqué de la RAM, lors de cette réunion, les actionnaires du projet Matis ont examiné la situation générale de l’industrie aéronautique. De même, que le président de la RAM, M. Mohamed Berrada, a profité du moment pour exposer les « grandes orientations du développement de la compagnie nationale ». Par ailleurs, il a mis un point d’honneur à souligner «l’importance qu’il accorde au développement à l’aéroport de Nouasser d’un pôle industriel aéronautique, compte-tenu des atouts de notre pays et du savoir-faire technique de la compagnie». Ce qui va se traduire par une enveloppe budgétaire destiné à la construction de l’usine de fabrication de câblages à l’aéroport de Nouasser, de l’ordre de 50 millions de DHS, indique-t-on de même source. Le rendez-vous est pris pour l’automne 2002, 350 personnes s’activeront pour le démarrage de la production.

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