La RAM lance de nouveaux chantiers

La RAM lance de nouveaux chantiers

Plusieurs chantiers, plusieurs partenariats, plusieurs dimensions pour un même objectif : développer les moyens et les capacités de la Royal Air Maroc. A commencer par l’acquisition de nouveaux avions. En attendant de recevoir, en novembre prochain, deux des quatre avions Airbus 321 commandés en juin 2001, le transporteur national vient d’acquérir un nouvel avion appartenant à une génération tout aussi nouvelle : le B737-800. Il s’agit de l’une des trois nouvelles variantes du Boeing 737 qui comprend le B737-600, le B737-700 et le B737-800. Particularités : une vitesse supérieure, une consommation moindre en carburant et commodités en options. Avec une flotte qui s’élève désormais à 31 avions Boeing, la RAM s’active également dans le domaine de la maintenance. En témoigne l’installation par la compagnie d’un centre de maintenance aéronautique à Marrakech, en partenariat avec EADS Sogerma Service (filiale du groupe EADS). Un accord de partenariat vient d’être signé entre les P-DG des deux entités. Il donne naissance à un centre régional de maintenance aéronautique dont le démarrage est prévu en automne 2004. Présent au Maroc depuis 1951, via sa filiale Maroc Aviation, EADS (au C.A annuel de 600 millions d’euros), à tout pour séduire et être séduit. Maroc Aviation emploie déjà 300 personnes dans trois principales activités (maintenance, aérostructure et cabines). L’entente ne date donc pas d’aujourd’hui. Première destination touristique du Royaume avec 1,2 million de touristes en 2002, Marrakech dispose du deuxième aéroport du pays après celui de Casablanca. La création à Marrakech d’un atelier de maintenance des avions correspond à un réel besoin de marché. Un moyen de proposer des services de haute qualité avec l’espoir d’atteindre la vitesse de croisière d’ici deux ans, selon Yves Richard, président de EADS Sogerma Services. Cette joint-venture s’inscrit dans le droit fil de la stratégie de développement de la compagnie nationale, notamment en ce qui concerne la création de compagnies charter et le développement du point à point (Bordeaux-Marrakech, par exemple). S’agissant d’hôtellerie et de tourisme, et en partenariat avec le centre régional du tourisme (CRT) d’Agadir, la RAM a récemment élaboré un programme visant des augmentations du trafic aérien à destination d’Agadir au départ des principaux marchés émetteurs, à savoir l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. La RAM entend dans ce cadre poursuivre ses efforts de pénétration du marché allemand. Deux nouvelles dessertes régulières ont été programmées : Dusseldorf-Casablanca et Zurich-Casablanca en raison de deux fréquentations par semaine, avec des correspondances vers Agadir. Ces fréquentations passeront respectivement à 3 et 4 fréquences par semaine dès l’hiver 2004. La compagnie a introduit, à partir du premier juillet dernier un vol quotidien Agadir-Paris. La programmation de ce vol passera à 14 fréquences par semaine dès le 14 juillet prochain. Pour l’été 2003 et en partenariat avec le T.O Etapes Nouvelles, la RAM a décidé d’injecter un vol quotidien au départ d’Agadir sur les villes françaises de Marseille, Paris, Bordeaux, Toulouse, Metz et Nice. Le repositionnement touristique du Maroc a également fait l’objet de la rencontre tenue au siège de la RAM, entre Mohamed Berrada, Adil Douiri, ministre du Tourisme et le Tour Opérateur italien Valtur, 2ème grand tour-opérateur italien, présent au Maroc depuis treize ans. La RAM a exprimé sa disposition à appuyer Valtur, son partenaire depuis 1991, en termes de tarifs et de promotion en faveur de la destination Maroc et d’adapter les capacités de sa flotte à la demande de son partenaire. Avec 8 vols par semaine au départ de Milan sur Casablanca et un quotidien au départ de Rome, l’Italie est l’un des plus grands marchés pour la RAM. La RAM n’étant pas seulement le transport aérien mais aussi un opérateur de choix dans différentes activités et métiers dont l’industrie aéronautique et l’hôtellerie, une filiale RAM-Consulting est également en voie de création. Le but est de pouvoir exporter le savoir-faire de la compagnie vers des pays voisins.

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