La RAM récupère ses billes

La RAM récupère ses billes

La RAM se porte bien. C’est ce que communique grosso modo, le message de la direction de la compagnie aérienne nationale. Cette année n’a pourtant pas souri à la compagnie aérienne nationale.
Il y avait d’abord la morosité post-11 septembre que connaît le secteur. Une situation dont la RAM a même profité «pour accélérer ses programmes de modernisation, renforcer sa flexibilité et sa capacité d’adaptation et améliorer sa productivité», comme l’a expliqué son P-DG, Mohamed Berrada dans des propos relayés par l’agence MAP. Et d’ajouter que la compagnie a procédé, entre autres, «à la rationalisation de son réseau et à la modernisation de sa flotte et de son système d’information et de gestion».
Au contexte international marqué de crises depuis les attentats du 11 septembre 2001, s’est ajoutée, ces derniers mois, une crise du marché pétrolier mondial. Ainsi, pour faire face à la flambée des prix du pétrole, qui a fait suite aux successives crises militaires dans la région du Golfe essentiellement, Royal Air Maroc s’est trouvé dans l’obligation de débourser quelque 200 millions de dirhams de plus pour sa facture de kérosène. En juillet dernier, Royal Air Maroc a connu une autre crise, la grève de ses pilotes. Ces derniers ont mobilisé les avions de la compagnie durant une période de dix jours, ce qui a beaucoup coûté à la compagnie. La direction générale a avancé officiellement le chiffre de 15 millions de dirhams de pertes.
Malgré ces crises successives, la direction générale de la compagnie prévoit un « résultat bénéficiaire » pour l’exercice en cours, supérieur à celui de l’année dernière. La tendance est également à l’optimisme pour l’avenir, notamment après le lancement d’une compagnie aérienne low-cost, Atlas Blue en l’occurrence. La RAM s’attaque ainsi à un segment qui enregistre, actuellement, les taux de croissance les plus élevés dans le monde, soit 20 à 30 % en moyenne, contre 2 % pour le régulier. La différence est ainsi de taille et la RAM est bien déterminée à y prendre part. Pour Mohamed Berrada, Atlas Blue, qui prévoit une croissance de 17 % par an de 2004 à l’horizon 2012, est un « outil national qui permettra de renforcer la compétitivité de l’industrie du transport aérien du pays et d’en faire un vecteur majeur de croissance du tourisme dans le cadre de la vision 2010 ». Et d’ajouter : « La stratégie de développement du trafic touristique volontariste fait partie intégrante de la vision 2010, avec une ambition forte de capter 30 % de part de marché du transport aérien touristique à l’horizon 2010, 30 % des nouvelles fréquences ouvertes chaque année sur la destination Maroc et 40 % des lignes pionnières chaque année».

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