La réciprocité à l’ordre du jour

Les négociations agricoles, partie intégrante de l’accord d’association entre le Maroc et l’Union Européenne, sont à leur quatrième round. Les deux parties se sont entretenues à Bruxelles pour débattre des différents points qui demeurent en suspens. Ces discussions s’articulent autour de l’ouverture progressive du marché marocain aux produits européens, la clarification et la mise à jour de certaines dispositions qui réglementent les rapports entre les deux parties dans le domaine agricole et sur le volet des exportations marocaines, la tomate en particulier.
L’épisode dont il s’agit n’est que la suite d’une série de réunions marathoniennes lors desquelles les différents intervenants se sont attelés outre à l’aspect littérature de l’accord à la clarification de la procédure technique qui en découle. En juin dernier, le Maroc et son partenaire d’outre méditerranée avaient officialisé par écrit les propositions sur lesquelles ils se sont mis d’accord lors du deuxième round. Lors de ce meeting, le Maroc et l’UE ont échangé les nomenclatures des produits agricoles. Elles auraient servi d’éléments clés de discussion lors de la réunion d’hier.
Lors du troisième round, il a été en outre convenu que les pourparlers entre les deux parties doivent être clôturés et qu’un accord soit signé avant la fin de l’année en cours. «Contrairement aux négociations précédentes, le principe de la réciprocité est mis en avant», lance M. Benabdeljlil, producteur et exportateur de fruits et légumes. Et d’ajouter, «le Maroc ne peut pas se situer éternellement en position de demandeurs de concessions. Pour l’Europe, le temps est venu pour qu’il en fasse de même». En d’autres termes, les concessions que le Maroc sera tenu à faire concernent la diminution des droits de douane au profit des exportations en provenance des membres de la communauté européenne. Lors du deuxième round, les Européens avaient assuré qu’ils sont compréhensifs quant au risque que peut susciter une ouverture brutale du marché marocain aux produits émanant du vieux continent. Comme solution, ils ont proposé un démantèlement en douceur des droits de douanes actuellement en vigueur. La question qui se pose est alors de savoir quelle sera la contrepartie pour le Maroc. «Ce que nous offre l’UE actuellement ne nous satisfait pas totalement», avance. M. Benabeljlil . Car du côté Marocain, les attentes des exportateurs basculent vers une plus grande ouverture à même de permettre aux produits marocains de pénétrer aisément les marchés européens.

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