mars 30, 2017

La résilience de l’économie marocaine ne faiblit pas selon Oxford Business

La résilience de l’économie marocaine ne faiblit pas selon Oxford Business

OBG met en avant la signature par le Maroc de 30 contrats d’investissement d’une valeur de 7,5 MMDH. Ces partenariats ont été scellés avec plusieurs entreprises étrangères, dont le fabricant britannique de pièces automobiles Delphi et l’industriel canadien Linamar.

Le Maroc s’en sort plutôt bien. C’est ce qui ressort du dernier rapport d’Oxford Business Group 2016. Malgré une croissance économique plus faible que prévu, la mise en place de mesures incitatives par le Maroc donnera un coup de fouet au développement économique du pays. La nouvelle charte de l’investissement apporte un nouveau souffle aux investissements directes étrangers (IDE). Dans ce sens, le rapport dévoile que le pays a enregistré une augmentation de 11% des IDE au cours de la période 2010-2015, soit 39 milliards de dirhams.

Cette hausse vient dans un contexte où de nombreux pays de la région ont connu une chute des investissements. Une charte qui, selon le rapport, reconnaît le statut d’exportateur indirect et prévoit la création de zones franches dans les 12 régions du pays. Une charte accompagnée par des mesures incitatives destinées aux entreprises exportatrices et industrielles ainsi que la restructuration des activités de promotion de l’investissement grâce à l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (Amdie). Selon Oxford Business Group, le Maroc a mis en place des mesures qui encouragent les investissements, en plus des réformes financières engagées et des efforts visant à améliorer les infrastructures. Pour ce faire, le rapport précise que «les efforts visant à promouvoir les investissements ont suscité un vif intérêt auprès des entreprises». Il met en avant la signature par le Maroc de 30 contrats d’investissement d’une valeur totale de 7,5 milliards de dirhams. Ces partenariats ont été scellés avec plusieurs entreprises étrangères, dont le fabricant britannique de pièces automobiles Delphi et l’industriel canadien Linamar.

Marché financier modernisé

Le secteur financier se retrouve également boosté par la Chartre de l’investissement. A cet égard, le rapport met en exergue les initiatives lancées pour améliorer les performances boursières, ainsi que les nouveaux produits proposés aux personnes qui n’ont pas encore accès aux services bancaires. S’agissant de l’inclusion financière, OBG cite l’objectif global du Maroc d’accroître les liquidités et d’améliorer la compétitivité du secteur financier local sur la scène nationale. Dans la même lignée, le rapport donne comme exemple la première privatisation effectuée par Marsa Maroc. La société avait ouvert son capital à 40% sur la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC). Une opération évaluée à 1,94 milliard de dirhams et qualifiée par ledit rapport de «la plus importante du pays en huit ans et l’unique de l’année 2016». La dynamisation du secteur financier est le résultat de la création de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) selon le rapport. Cette nouvelle structure indépendante réglemente le marché et remplace le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Un autre aspect de la finance s’est ajouté à cet arsenal. Il s’agit de la finance dite islamique. Le secteur bancaire a été marqué par la création de banques participatives. Dans la même lignée, le rapport salue la mise en place d’un système de paiement mobile pour étendre la couverture bancaire. Par ailleurs, la mise en place du système de paiement mobile permettra, selon OBG, d’effectuer des transactions par paiement mobile, étendues au commerce de détail, au paiement de factures de services en réseau et à l’achat de recharges téléphoniques.

Pour une meilleure connectivité des villes 

Les infrastructures urbaines ne sont pas en reste. Ainsi, le rapport met en évidence les projets de modernisation des villes au Maroc. L’objectif du pays, selon Oxford Business Group, est d’améliorer la connectivité et de répondre aux nouveaux besoins suscités par l’urbanisation rapide dans le pays. L’exemple donné est celui du plan de développement stratégique de Casablanca 2015-2020 lancé par SM Mohammed VI. Ce projet cible l’inclusion socio-économique, la connectivité et la mobilité tout en encourageant le développement de la ville en tant que hub financier international. Pour ce faire, 27 milliards de dirhams ont été mobilisés pour améliorer la mobilité dans la ville.

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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