La restructuration des potentialités nationales

Un ministère chargé de la promotion et du développement de l’économie sociale et des petites et moyennes entreprises embrasse un large champ de bataille, puisqu’il est amené à se battre sur plusieurs fronts. Le plus important demeure la faible exploitation du potentiel qu’offrent les PME-PMI. Toutefois, il faut reconnaître que les instruments mis en place offrent beaucoup plus de visibilité. C’est ce qui relève du bilan annuel du ministère de l’économie sociale, des PME-PMI et de l’artisanat, à la tête duquel se trouve Ahmed Lahlimi.
Dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie de développement des PME, les objectifs visent essentiellement à promouvoir la compétitivité et la diversification des activités de ces structures économiques. La première étape de ce programme est le livre blanc. Document qui définit les objectifs et les axes d’intervention, échelonnés dans le temps par ordre de priorité dans leur réalisation.
Sur ce plan, la publication du ministère ne manque pas de préciser que «le livre blanc de la PME n’a été nullement une finalité». Il se trouve qu’à l’horizon 2010, les prévisions posent la création de 120 000 nouvelles PME qui se traduirait par 2 400 000 emplois durables. Depuis son approbation par le Parlement, le 10 juin dernier, la charte de la PME, qui a découlé des travaux réalisés dans le cadre du livre blanc, pose désormais les jalons institutionnels du programme. C’est ainsi qu’elle vise, dans un premier temps, la création d’organes représentatifs tant au niveau de l’Etat avec l’Agence Nationale pour la Promotion et le Développement des PME, qu’au sein des PME. Ces entités sont destinées à constituer une plate-forme de dialogue et d’optimisation de la coordination entre les différents partenaires, dans le dessein de décentraliser les mesures de soutien aux PME. Elles prendront la forme d’aides budgétaires dans le domaine de la formation, de conseil, d’accès aux marchés publics, à la sous-traitance et aux marchés extérieurs. Quant à l’Agence nationale de promotion de la PME, elle est amenée notamment à diffuser l’information et à publier un rapport annuel sur la situation des PME. Lequel bilan sera soumis au gouvernement après adoption par le Conseil National de la PME. Sous la rubrique «économie sociale», la restructuration du secteur de l’artisanat connaît dorénavant un traitement économique. Selon les résultats de l’année 2001, l’activité participe à hauteur de 19% dans le PIB national, et emploie près de 2 millions de personnes, soit 20% de la population active.
De plus, en matière d’exportation, l’artisanat représente 1% des exportations nationales comptabilisant une moyenne annuelle de 700 millions de DH. Une des définitions les plus intéressantes repose sur la distinction de l’artisanat d’art et celle de production. Elle différencie aussi entre les métiers qui s’articulent entre ceux de production et ceux des services. L’ensemble de cette artillerie se dirige vers la protection juridique «du port et de l’utilisation de l’appellation artisan et ses divisions», indique-t-on de même source.

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