La situation plutôt normale pour les industriels

La situation plutôt normale pour les industriels

Climat d’affaires, conditions de financement, situation de la trésorerie…

Les conditions d’approvisionnement ont été normales au quatrième trimestre de l’année 2018. Une situation confirmée par 77% des répondants. Les 23% restants dévoilent pour leur part des conditions d’approvisionnement «difficiles».

Le climat des affaires a été plutôt «paisible» vers la fin de l’année. C’est ce que constatent les chefs d’entreprises ayant participé à l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib relative au quatrième trimestre 2018. La majorité des répondants (89%) a témoigné d’un climat des affaires «normal». 11% autres l’ont jugé «favorable». Une appréciation relevée notamment auprès des industriels opérant dans la «mécanique et métallurgie». De ce fait, les conditions d’approvisionnement ont été normales au quatrième trimestre de l’année 2018. Une situation confirmée par 77% des répondants.

Les 23% restants dévoilent pour leur part des conditions d’approvisionnement «difficiles». Toutefois, le stock des matières premières et demi-produits a été dans son ensemble normal. En parallèle, un accroissement des coûts unitaires de production a été constaté au quatrième trimestre 2018, et ce dans l’ensemble des branches d’activité. Se référant aux patrons interrogés par la banque centrale, cette hausse serait liée au renchérissement des coûts des matières premières, notamment au niveau de la branche «agroalimentaire», la «chimie et parachimie» et la «mécanique et métallurgie».  La hausse a été également sentie au niveau des dépenses d’investissement. Elles auraient été financées à hauteur de 77% par les fonds propres et de 22% par crédit. «Ces proportions sont respectivement de 94% et de 3% dans la mécanique et métallurgie, de 80 et de 20% dans la chimie et parachimie, et de 67 et de 32% dans le textile et cuir et dans l’agroalimentaire», relève-t-on de l’enquête de Bank Al-Maghrib. 

S’agissant de l’accès au financement bancaire, il a été jugé globalement normal. Un constat fait par 93% des chefs d’entreprises de l’agroalimentaire, de 89% de la «chimie et parachimie», 84% de la «mécanique et métallurgie» et 73% du textile et cuir. Cependant l’accès a été difficile pour 27% des entreprises opérant dans la «mécanique et métallurgie» et 16% des entités du «textile et cuir».  Il s’est avéré également que le coût du crédit a été en stagnation durant le dernier trimestre de l’année.

Le coût a été ainsi inchangé pour 78% des entreprises opérant dans le «textile et cuir» au moment où 20% d’entre elles ont témoigné d’une hausse. La situation de la trésorerie a également été normale pour plus des trois quarts des industriels interrogés au moment où 27% autres l’ont jugée difficile des suites de l’accentuation des difficultés de recouvrement. En ce qui concerne l’emploi, une stagnation des effectifs employés a été observée particulièrement au niveau des branches «agroalimentaire» et «mécanique et métallurgie». Une situation qui risquerait de se poursuivre au premier trimestre de l’année en cours. Des anticipations faites par 71% des répondants tandis que 19% s’attendent à une baisse.

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