La Smaex tend la main aux textiliens

Premier secteur à être touché par la crise financière internationale, le textile-habillement marocain frappe à toutes les portes à la recherche d’aides pour surmonter cette étape critique.  À la Société marocaine d’assurance des exportations (Smaex), les professionnels de ce secteur se sont réunis, mercredi 12 novembre, à Casablanca, avec Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, et Nezha Lahrichi, présidente-directrice générale de la Smaex. Mohammed Tamer, président de l’Association marocaine des industries du textile-habillement (AMITH), souhaitait un accompagnement particulier de la part de la Smaex dans la prise du risque client étranger. Et ce à travers la mise en place de dispositifs de garantie spécifiques contre les incidents de paiement et/ou de recouvrement des créances des clients étrangers.
C’est ainsi qu’à l’issue de cette réunion, les textiliens, le ministère de tutelle et la Smaex se sont mis d’accord sur quatre mesures d’urgence en faveur de ce domaine. De prime abord, il s’agit d’augmenter les encours garantis sur les acheteurs étrangers. Ainsi, la Smaex offre une plus grande prise de risque à travers un engagement plus renforcé de sa part. La deuxième mesure concerne la réduction du délai d’indemnisation en cas d’impayé pour conforter la trésorerie des sociétés exportatrices. La Smaex s’engage aussi à accorder des réductions de tarifs des primes d’assurance-crédit et de baisser le montant des dépôts de garantie effectués par les entreprises lors de la souscription du contrat d’assurance-crédit. En réponse à la demande des membres de l’AMITH relative à la question de l’approvisionnement de l’étranger des entreprises du secteur et des facilités de crédit attendues de la part de leurs fournisseurs confrontés à des problèmes de liquidité, la Smaex a mis en évidence l’importance des activités de renseignement commercial de sa filiale «Recours», selon un communiqué de presse. Ainsi, la Smaex établit des rapports de solvabilité sur les sociétés marocaines leur permettant ainsi d’avoir des crédits-fournisseurs d’où l’importance de la qualité des informations qui conditionnent leur bonne notation. Par ailleurs, une mesure particulière a été prise en faveur des industriels tangérois des deux zones Al Majd et Mghougha. «Une attention particulière a été accordée à la zone industrielle sinistrée de Tanger qui se voit attribuer, outre les mesures précitées, l’annulation des frais de gestion occasionnés par la gestion des dossiers d’assurance-crédit», selon les responsables de la Smaex. Jusqu’à cette semaine, ces deux zones industrielles gardent toujours les traces des dernières inondations qui ont frappé, jeudi 23 octobre, Tanger. Les dégâts matériels se chiffrent à près de 700 millions de dirhams pour 70% des entreprises touchées par les crues.

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