La SNEP s’en va en Bourse

La SNEP s’en va en Bourse

Le marché casablancais attend avec impatience l’introduction en Bourse de la SNEP, société nationale d’électrolyse et de pétrochimie. Objectif de cette cotation : accompagner le développement de l’entreprise basée à Mohammédia avec comme rayon d’activités, des produits chimiques et des détergents. Des raisons de cette introduction, Omar Chaâbi, personnage central du groupe Ynna Chaabi, n’a rien voulu dire pour le moment. Toutefois, a-t-il tenu à préciser, en réponse à une question d’Aujourd’hui le Maroc, que cette opération n’a rien à voir avec la ratification de l’Accord d’Agadir en cours.
Rappelons qu’en relation avec ce processus, il est attendu de substantielles baisses de droits de douane sur certains produits chimiques, fabriqués dans les pays arabes avec une certaine once de compétitivité par rapport au Maroc. Avec 17,5% des droits de douane au lieu du régime commun (lequel est à 25%), ces produits importés d’Egypte et d’ailleurs bénéficieront ainsi d’un puissant levier.  Une donne nouvelle pour la SNEP qui évolue depuis sa privatisation en 1993 et sa reprise par le groupe Chaâbi, dans un univers assez protégé tant par un accord quinquennal avec l’Etat (sur le maintien des droits de douane) que du fait de la situation même du secteur. Le  caractère hautement capitalistique de l’activité, une véritable barrière naturelle pour tout investisseur, pérennisait des années durant le leadership de la SNEP en maintenant à l’écart les investisseurs potentiels.
Désormais, pour faire face à la nouvelle donne, la SNEP est obligée de se diversifier. Où ? Vers l’industrie minérale ?  La direction de l’entreprise, basée à Mohammédia n’a pas répondu à cette question.
Quoi qu’il en soit, l’opération devrait intervenir courant 2006. C’est ce qu’a précisé Omar Chaâbi, resté en revanche assez discret sur l’identité de sa banque Conseil.  Aussi face à la réserve du groupe, impossible de déterminer la nature de l’opération (cession ou augmentation de capital), le nombre d’actions, le nominal. «Pas avant quatre semaines», précisent les responsables du groupe.
Quoi qu’il en soit, cette cotation prochaine de la SNEP (470 employés)  marque la transition du groupe Chaâbi tout entier.  «Grâce à cette opération, le groupe peut «rompre» avec l’image d’une entreprise familiale et en même temps accéder à une meilleure possibilité de financements à des prix plus compétitifs que le secteur bancaire», avance un analyste. L’opération devrait permettre pour le moins à la SNEP d’agrandir son unité de production et surtout de se diversifier. Les besoins de financements de l’entreprise avoisineraient les 80 millions de dirhams.

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