La société civile s’implique davantage dans la gestion du Parc national du Souss-Massa et Tamri

La société civile s’implique davantage dans la gestion du Parc national du Souss-Massa et Tamri

Restauration et conservation intégrée de la biodiversité

Ce projet va permettre de mieux rechercher les moyens logistiques et financiers pour la mise en œuvre du plan d’action et de stratégies de développement durable tout en veillant sur l’état de santé des espèces menacées du Parc national du Souss-Massa.

Le projet d’implication de la société civile et de la communauté des pêcheurs dans la restauration et la conservation intégrée de la biodiversité au sein du Parc du Souss-Massa et Tamri vient d’être lancé à Agadir lors d’un atelier organisé par l’Association de gestion intégrée des ressources (Agir) avec ses partenaires du Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) Birdlife et la direction régionale du Haut-Commissariat aux eaux et forets et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), notamment la direction du Parc national du Souss-Massa (PNSM).

Cette initiative vise à soutenir des actions de conservation engageant les acteurs locaux, la communauté des pêcheurs dans les zones clés de la biodiversité (ZCB). Celui-ci cible l’amélioration de l’implication des acteurs locaux et gestionnaires dans la recherche et planification participative pour la conservation et la restauration de l’écosystème du Parc national du Souss-Massa et du site de Tamri ainsi que le renforcement des capacités des acteurs locaux.

Ce projet va permettre de mieux rechercher les moyens logistiques et financiers pour la mise en œuvre du plan d’action et de stratégies de développement durable tout en veillant sur l’état de santé des espèces menacées du Parc national du Souss-Massa.

Il va sans dire que le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) EPF est une initiative conjointe de l’Agence française de développement, la Conservation internationale, l’Union européenne, le Fonds mondial pour l’environnement, le gouvernement du Japon et la Banque mondiale.

Selon l’association Agir, «ce fonds a du mal à trouver des partenaires locaux, qui sont en interface avec la biodiversité et les écosystèmes, en raison du manque d’expérience des associations au niveau de la formulation des projets bancables, surtout qu’il s’agit d’un appel à projets international qui touche plus de 64 pays au monde, donc la compétition est acharnée entre une société civile très expérimentée dans les autres pays méditerranéens».

Et de poursuivre que «l’action que va faire Agir est de renforcer les capacités d’une vingtaine d’associations locales pour formuler un projet qui répond aux exigences du CEPF. A cet égard, Agir a déjà mené des projets réussis avec des coopératives de pêche au niveau de la Méditerranée marocaine et a été sollicité par le CEPF pour répliquer cette expérience au Souss-Massa». L’apport d’Agir via la méthode des normes ouvertes pour la conservation de la nature va aider les petites associations à formuler un projet intégré qui vise à la fois le développement durable et la conservation des espèces vulnérables au sein du Parc national du Souss-Massa. Celui-ci regorge de biodiversité d’autant plus qu’il abrite les derniers spécimens de l’une des espèces les plus emblématiques au niveau mondial qu’est l’ibis Chauve.

Les acteurs de la société civile dans ce projet apprendront des méthodes de gestion afin de tirer profit économiquement de leurs us et traditions sous forme d’activités génératrices de revenus.

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