La technopole sur les rails

Décidément, le projet de la technopole de Bouznika ne relève plus de la science-fiction, comme ce fut le cas pendant un certain moment. Une chose est sûre : ce projet vient de franchir une étape décisive. En effet, dimanche, 29 septembre 2002, Nasr Hajji, secrétaire d’Etat chargé de la Poste et des Technologies des télécommunications et de l’information a signé des conventions de partenariat avec les représentants de plusieurs organismes et entreprises aussi bien nationales qu’internationales pour la mise en place de cette technopole dédiée aux technologies de l’information et de la communication (TIC).
Les entreprises signataires sont : BMCE, Wafabank, Planet Finance, Hewlett-Packard, Médi Telecom, Microsoft, la société Inquam, Synaptique et Haway. Quand aux organismes impliquées, il s’agit de la fondation Sophia Antipolis et la cité des sciences de la Villette. Notons que la conclusion de ces partenariats intervient en marge des travaux de la 16ème conférence de plénipotentiaires de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) tenue à Marrakech.
Auprès du secrétariat d’Etat chargé des Technologies de l’information, on indique que «les conventions impliquent des entreprises marocaines et internationales exerçant dans les secteurs des finances, l’assemblage des ordinateurs et des équipements informatiques et de télécommunications, la formation dans les différents logiciels, les reconversions et de l’installation de laboratoires de recherche». Le ministère de tutelle précise que cette cité technologique «sera reliée par réseaux internationaux avec d’autres technopoles, telle la fondation Sophia Antipolis de Nice et la cité des sciences de la Villette». La gestion de la technopole de Bouznika sera assurée par une société de droit privé d’un capital de 120 millions DH réparti entre l’Etat (35%) et les investisseurs financiers (65%).
Le Fonds Hassan II pour le développement économique et social contribuera à hauteur de 90 millions de DH. Au delà des investisseurs locaux, les promoteurs du projet cherchent à susciter l’intérêt des organismes internationaux tels que la société financière internationale du groupe Banque Mondiale et la Caisse de Dépôt et de Consignation française. Etalée sur une superficie de 220 hectares, cette cité contribuera certainement aux efforts déployés par les pouvoirs publics pour l’incitation à l’investissement mais aussi pour donner un nouveau souffle à l’industrie des TIC sur le marché national. A ce propos, le ministère chargé des technologies de l’information souligne qu’à «l’instar du Technopark de Casablanca, l’Etat met à la disposition de la nouvelle économie un espace intégré».

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