La tendance est aux regroupements

L’étude de l’OMT intitulée « le tourisme à l’heure des alliances, des fusions et des acquisitions », relève que la forte expansion du secteur contribue à la multiplication des regroupements d’entreprises touristiques. L’enquête constate aussi que les entreprises vivant du tourisme ont dû mettre au point de nouvelles stratégies pour satisfaire tous les nouveaux marchés. Concrètement, la réaction des professionnels a été de créer des alliances stratégiques internationales ou de procéder à des fusions ou à des acquisitions avec des partenaires déjà établis sur les marchés convoités.
Menée par l’université du Québec à Montréal, l’enquête en question démontre que cette tendance du secteur touristique fait partie d’une tendance croissante du monde des affaires mais qu’elle est particulièrement nette dans cette branche d’activité. On y lit qu’en raison des liens qui unissent les compagnies aériennes, les réseaux de distribution et l’hôtellerie, beaucoup de décisions sont désormais prises parce que les avantages en sont mutuels. Le concept «d’expérience touristique» suppose la conclusion d’accords, souvent entre divers sous-secteurs, afin d’offrir aux touristes les produits et services souhaités. Selon les prévisions de l’OMT, la mondialisation de l’économie devrait se traduire par une progression exponentielle des arrivées internationales jusqu’à 1,6 milliard en 2020 au plus tard.
En dépit du recul enregistré depuis le 11 septembre, cette expansion sera alimentée par l’augmentation du trafic aérien due au développement du commerce international et au besoin de mieux gérer le temps. Pour les opérateurs touristiques, le partage des ressources, des risques et des coûts est un moyen rapide, efficace et, surtout, moins cher d’étendre leur influence, relèvent les responsables de l’OMT. Que ce soit pour le marketing ou pour l’achat de biens et de services, les partenaires unissent leurs forces et multiplient leurs économies d’échelle.
L’Organisation mondiale du commerce attire l’attention sur la menace que la concentration fait planer sur les petites entreprises indépendantes. Selon elle, celles-ci doivent faire preuve d’ingéniosité et d’adaptabilité si elles veulent conserver leur autonomie face aux grands acteurs du tourisme et aux compagnies aériennes qui diminuent régulièrement les commissions de leurs agents.
Quant aux agences de voyages qui voient augmenter leurs recettes et qui survivent sont celles qui vont diversifier leurs produits et services tout en faisant payer aux consommateurs la délivrance des billets d’avion, poursuit l’OMT. A en juger par les conclusions de l’étude, les Etats-Unis et le Japon connaissent jusqu’à présent moins d’acquisitions parce que les consommateurs y sont moins amateurs de forfaits vacances qu’en Europe. Elle précise que ces pays seront vraisemblablement la cible des visées expansionnistes de quelques grands acteurs du secteur, notamment d’entreprises allemandes.
Toujours-est-il, on assistera toujours à la création petites entreprises qui occuperont des créneaux déterminés pour finir par attirer l’attention de plus grandes sociétés, prévoit l’OMT. Et de conclure que la nette tendance à la concentration persistera et donnera des géants mondiaux de plus en plus puissants.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *