La Turquie pas mûre pour intégrer l’Union européenne

La Turquie pas mûre pour intégrer l’Union européenne

Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a estimé que la Turquie n’était pas mûre pour intégrer l’Union européenne, dans un entretien au quotidien allemand Bild mardi. «Si la question (d’une adhésion de la Turquie à l’UE) devait être décidée aujourd’hui, la Turquie ne serait pas en mesure de rejoindre l’UE et l’Union européenne ne serait pas en mesure de l’accueillir», déclare le ministre libéral à la veille d’une visite à Istanbul. «Il est en revanche de notre intérêt que la Turquie s’oriente vers l’Europe (et) pas seulement pour des raisons économiques», ajoute M. Westerwelle. «Le pays peut aider de façon très constructive au règlement de nombreux conflits, qu’il s’agisse de l’Afghanistan, de l’Iran, du Yémen ou du Proche-Orient», selon lui. Mais «celui qui donne l’impression que l’adhésion est proche se trompe», insiste le ministre, laissant ouverte la question d’un référendum pour décider de l’adhésion turque à l’UE. «On ne devrait pas spéculer sur des choses qui seront d’actualité dans des années». La chancelière Angela Merkel et son parti chrétien-démocrate CDU s’opposent à une pleine adhésion de la Turquie à l’UE, mais les libéraux du FDP de M. Westerwelle sont considérés comme plus ouverts aux ambitions européennes d’Ankara. La Turquie a entamé des négociations d’adhésion à l’UE en 2005, mais le processus n’avance que très lentement, du fait des réticences notamment allemandes et françaises à voir un pays musulman de 73 millions d’habitants entrer dans l’Europe.

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