La vallée du Drâa attend son parc de pied ferme

D’une superficie de 276.163 ha, la zone choisie pour la réalisation de ce projet est située dans la vallée du Drâa constituant une bande allongée entre le Jbel Bani et le Jbel Ouarkziz. Le parc renferme des formations d’Acacia raddiana très étendues et parmi les plus exceptionnelles du Maroc, associées à des Balanites et Tamarix. Il abrite des espèces des plus rares comme le guépard, le lynx caracal, la gazelle de cuvier, le ratel, ainsi qu’une herpétofaune riche représentée par le caméléon, le varan de désert, le Fouette-queue, le Naja et la Vipère de l’erg. Les derniers crocodiles du Nil y ont été exterminés vers 1940.
Le parc offre un milieu privilégié pour la réintroduction et le renforcement d’espèces aussi diversifiées que le loutre, le lynx caracal, la Gazelle dama, et l’Outarde houbara. Par-delà ses atouts de diversité biologique et animale, la zone devant abriter le parc se distingue par un riche patrimoine culturel et civilisationnel pluriséculaire (gravures rupestres, coutumes authentiques). Selon des sources de la Direction régionale des Eaux et Forêts, ce projet ambitionne de favoriser la préservation et la valorisation des ressources naturelles, dans le cadre d’une gestion participative avec la population locale, et de servir d’expérience-pilote en matière d’aménagement et d’exploitation de l’espace.
Pour atteindre ces objectifs, il a été procédé à la répartition du site du projet en trois zones, dans le but de sauvegarder les ressources naturelles, tout en répondant aux exigences du développement local. Ces zones, aménagées en tant que réserves naturelles protégées ou gérées, sont destinées à la conservation et la protection des écosystèmes et à la promotion de la recherche scientifique sur l’environnement. Mais ce projet se heurte actuellement au refus des habitants des deux tiers de la superficie programmée, qui estiment que le plan d’aménagement de l’espace réservé au parc risque de limiter leur accès à leurs terres agricoles.
Cette situation a entraîné la suspension, depuis mars 2004, des travaux d’aménagement du parc, en dépit des efforts déployés par les instances concernées pour la sensibilisation de la population locale à l’importance de ce projet pour la protection de l’environnement et le développement touristique local.

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