Laâyoune capitale de L’Economie sociale

Laâyoune capitale de L’Economie sociale

Le premier forum international en terre africaine, sur l’Economie sociale et solidaire a attiré à Laâyoune des centaines d’ONG de par le monde. Le thème, axé sur l’économie sociale et solidaire, aux relents des forums de Davos I et II, est d’actualité. L’Economie solidaire, opposée souvent à la vision d’une économie ultra-libérale, se caractérise par la diversité de ses acteurs (coopératives, mutuelles, associations) qui font la promotion d’une économie à finalité humaine. Cas d’exemple, les mutuelles d’assurance qui gèrent collectivement des risques (maladie, accident, décès), et qui n’ont pas pour objectif le profit financier, n’ayant pas, contrairement aux compagnies d’assurance, d’actionnaires à rémunérer. Cette forme d’économie implantée depuis le 19e siècle en Europe, fait actuellement son apprentissage des économies émergentes.
Comme l’a rappelé le président du cercle d’amitié Maroc-Québec, M.Abderrahman Mekkaoui, co-président du forum, «Laâyoune est une première en Afrique et dans le Monde Arabe». Le Maroc qui boucle une phase difficile des négociations sur le Code de Travail et qui a adopté les normes de l’OIT, doit, d’après M. Mekaoui impulser le changement dans ce domaine dans l’ensemble de la région et à l’échelle du Monde arabe. Cette avancée en matière de Code du Travail n’a pas pour unique motivation le politique comme l’a rappelé Melani Cammett. Intervenant au nom de l’Université de Brown, cette spécialiste en économie sociale, a insisté sur le profit qu’en peut tirer les entreprises marocaines qui, fort de cet acquis, peuvent désormais initier des formules de partenariat à l’échelle internationale. Actualité oblige, la nouvelle reconfiguration de l’économie marocaine, confrontée aux défis de la libéralisation, est revenu plusieurs fois dans le débat. L’un des membres de l’équipe marocaine qui a négocié les accords de libre-échange avec l’Amérique, Mohamed Ait Kadi, a rappelé dans son intervention, l’urgence des réformes en matière de la gestion des ressources humaines. L’Etat, déclare-t-il, doit aussi faire évoluer son rôle, notamment en matière de promotion de l’investissements et d’optimisation des potentialités du secteur. Directeur de l’International Exécutive Service Corps (IESC), Mohamed Bensouda voit dans le programme américain MFTT (Morocco Fast Track Trade), une opportunité à saisir pour l’entreprise. Il s’agit d’un projet opérationnel depuis octobre 2003 et qui se propose d’apporter une assistance technique et logistique pour les entreprises tentées par le marché américain. Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette manifestation tenue le 10 avril est organisée conjointement par l’Association Amitié Maroc-Québec, l’Agence de Développement social (ADS), l’Association provinciale des oeuvres sociales et culturelles de Laâyoune, le Forum méditerranéen pour la Citoyenneté, la Paix et le Développement, l’Agence pour le Développement et la Promotion de l’Economie solidaire basée au Midi-Pyrénées (France), le Centre d’Etudes au Canada, le Cercle d’affaires maroco-canadiens, HEC Montréal…
L’objectif du forum est le regroupement de personnes représentants divers courants, civils, institutionnels, afin d’entreprendre des actions de solidarité. Pour la ville de Laâyoune, l’événement sera mis à contribution pour initier des activités économiques de base génératrices de ressources et d’emplois. L’artisanat local, les petites unités industrielles sous forme de coopératives sont prioritaires.

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