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Laboratoires d’essais : Le Maroc prêt à partager son expertise

Laboratoires d’essais : Le Maroc prêt à partager son expertise

Le L.P.E.E est sollicité lorsqu’un ouvrage présente des dégradations prématurées. Dans ce cas de figure, le laboratoire mène des investigations afin de détecter l’origine de cette défaillance.

Créé en 1947, le Laboratoire public d’essais et d’études (L.P.E.E) se place comme un acteur incontournable dans l’acte de la construction d’infrastructures de transport. Depuis 70 ans, il intervient dans la construction des routes, des autoroutes, des chemins de fer, des plates-formes aéroportuaires, portuaires, etc.

Peu connue du grand public, cette entreprise publique offre des prestations de services dans les différents domaines du bâtiment et génie civil, de l’environnement, de l’hydraulique et des industries associées. Dans le détail, ses prestations couvrent aussi tout le cycle de vie des ouvrages, à savoir la conception, l’étude, les essais, le suivi et l’assistance, ou encore le conseil et expertise. Sur le terrain, elle intervient à trois niveaux, à commencer par l’établissement d’une étude afin de déterminer les paramètres qui vont permettre de concevoir l’ouvrage. Le volet étude consiste à déterminer par exemple la chaussée optimale qui supporte le trafic ou encore le climat.

Une fois les travaux démarrent, les experts du L.P.E.E interviennent pour effectuer des contrôles à même de s’assurer si la qualité requise, à savoir celle qui est définie dans le cahier des charges, est respectée sur le terrain. Après la fin des travaux, le L.P.E.E effectue les essais de réception de l’ouvrage.

Par ailleurs, le L.P.E.E est également sollicité lorsqu’un ouvrage présente des dégradations prématurées. Dans ce cas de figure, le laboratoire mène des investigations afin de détecter l’origine de cette défaillance qui peut être due à la qualité des matériaux utilisés dans la construction de la route ou un défaut de conception.

A partir de là, les experts proposent des solutions de remise en état de l’ouvrage en question.  Ces solutions sont données en fonction du facteur de dégradation de l’ouvrage.

A titre d’exemple, si une couche présente des caractéristiques qui ne sont pas conformes au cahier des charges en termes de dureté, de granulats, ou de composition, le laboratoire va conclure à cet effet qu’elle n’est pas capable d’absorber le trafic et qu’elle doit être améliorée par l’ajout d’un autre produit, d’un autre matériau ou la reconstruction de la chaussée. Un tronçon de route est parfois totalement dégagé pour le reconstruire à nouveau quand c’est nécessaire.

Le Maroc a fait un pas très important dans le cadre des infrastructures routières et par rapport aux pays africains il a une longueur d’avance.  «Les problèmes de ce secteur sont des problèmes qui touchent d’autres secteurs. C’est la rareté des financements. Les budgets sont de plus en plus faibles et on doit faire face à plusieurs problématiques en même temps et donc il y a des choix stratégiques qui se font, et parfois nous n’avons pas tous les moyens nécessaires pour que notre réseau d’infrastructures soit encore meilleur», explique un responsable du L.P.E.E.  Avant d’ajouter que «la difficulté aussi c’est l’organisation des secteurs de laboratoires. C’est un secteur qui est libéralisé et plusieurs laboratoires opèrent dans la place».

Selon lui, la tutelle a fait un effort très considérable pour mettre en place une procédure de qualification et de classification de ces laboratoires qui permet de donner des agréments à ces laboratoires pour qu’ils puissent travailler. «C’est un premier pas pour l’organisation de la profession dans ce domaine. Peut-être ce premier pas laisse-t-il apparaître quelques défaillances mais c’est déjà un bon début», indique-t-il.

70 ans d’expérience partagée avec les pays du continent

Lors du Forum africain des infrastructures qui s’est déroulé les 15 et 16 novembre 2018 à Marrakech, le L.P.E.E a réservé un stand afin de partager son savoir-faire avec les participants et d’échanger avec les experts venus d’Afrique et d’ailleurs.

Afin de permettre la montée en compétences des acteurs qui interviennent dans le domaine routier, le Laboratoire public d’essais et d’études intervient dans plusieurs pays africains à travers des modules de formation qu’il dispense pour les cadres qui travaillent dans le même domaine dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, ou encore le Burkina Faso. Au niveau local, le L.P.E.E offre également des formations académiques sous forme de séminaires, de conférences, de tables rondes et des participations à des rencontres.

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