L’accord quadruple n’a pas insufflé une dynamique à la complémentarité économique

L’accord quadruple n’a pas insufflé une dynamique à la complémentarité économique

5ème réunion de la commission douanière mixte des pays membres de l’accord d’Agadir

La 5ème réunion de la commission douanière mixte des pays membres de l’accord d’Agadir, initiée jeudi à Casablanca, met l’accent sur la réalisation des objectifs de cette convention. Les pays membres étant le Maroc, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte. «Pour consolider les acquis de cet accord, il faut se pencher sur le diagnostic et traitement de toutes les entraves à nos échanges commerciaux tout en veillant à identifier les avantages et privilèges de cette convention», précise Nabyl Lakhdar, DG de l’Administration des douanes et impôts indirects, en ouverture de l’événement qui se poursuit jusqu’à ce vendredi. Pour lui, la complémentarité entre les pays membres n’aura pas lieu sans accorder la priorité aux échanges commerciaux des produits industrialisés dans ces pays membres.

«L’intégration régionale n’aura pas lieu sans encouragement des investissements communs pour aller vers d’autres marchés tout en tirant profit du partenariat avec l’Union européenne pour promouvoir nos secteurs de production générateurs de richesse et d’opportunités d’emploi voire contribuer au développement durable», enchaîne-t-il. A propos des marchés, M. Lakhdar évoque notamment celui africain. «Nous sommes en cours de traitement du certificat d’origine électronique vu son importance quant à la facilitation des procédures permettant de bénéficier d’un système de privilèges», ajoute le DG marocain. De plus, un système de statistiques est, selon ses dires, en cours de mise en place pour collecter les données relatives au commerce extérieur des pays membres.

L’intervenant, qui estime que cet accord quadruple n’a pas insufflé une dynamique à la complémentarité économique pour couvrir les besoins de la région en marchandises, ne manque pas de conduire des chiffres relatifs au Maroc. Comme il le rappelle, les échanges commerciaux avec les pays membres n’ont pas connu de hausse notable puisque leur croissance n’a pas dépassé 0,3% entre 2010 et 2017. Quant aux déclarations douanières inscrites dans le cadre de l’échange entre les pays membres, elles ont connu une baisse de 0,6% sur la même période. Quand même, la délivrance des marchandises importées est marquée par une amélioration graduelle. Ainsi, la durée de délivrance est passée de 1,7 jour à 1,3 jour, soit 23,5%. Par l’occasion, M. Lakhdar rappelle la dématérialisation de la déclaration douanière qui entrera en vigueur en janvier prochain.

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