L’administration en quête de productivité

Le document de référence du comité e-gouvernement, élaboré par le ministère des Affaires économiques, a pour but d’arriver à réaliser des gains de productivité sur la totalité de la dépense publique améliorer le service rendu à l’usager. Cette démarche prend en compte l’aspect technologique et l’aspect éducatif. Le premier englobe l’état de l’infrastructure de télécommunication, le niveau de numérisation de l’administration et le pourcentage des usagers ayant accès à cette infrastructure. Le Maroc compte environ un million d’internautes équipés. L’offre d’informations en ligne ne doit pas, précise le comité, se limiter à cette seule palette mais aussi parvenir à tous ceux qui cherchent l’information ou le service aux guichets, dans les services d’accueil, aux cyber et aussi à ceux qui ne sont pas connectés au net mais aux voies classiques de communication avec l’administration.
Quant à l’aspect éducatif, il concerne le taux d’analphabétisme y compris l’analphabétisme numérique, l’illettrisme. Pour le moment, ce sont 32 services en ligne qui sont assurés par le comité e-gouvernement. Cela va des secteurs de la justice au transport, aux finances, au foncier et à la sécurité sociale.
Ce comité privilégie le développement des projets transversaux tels que l’intranet du gouvernement, le portail national et le projet e-wilaya. Le comité e-gouvernement a mis en place un plan d’action à court terme dont le but est de réaliser un certain nombre de projets de services électroniques pouvant jouer le rôle d’un levier pour le programme. L’expression e-gouvernement englobe, d’une part, la dématérialisation des procédures publiques, la numérisation intégrale de l’accès aux services publics de l’Etat et des administrations locales.
D’autre part, il s’agit aussi de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les administrations, les établissements publics et les collectivités locales.
Rappelons que les orientations stratégiques du comité e-gouvernement ont commencé à être appliquées depuis l’année dernière. Le plan d’action à court terme vise la réalisation d’un nombre significatif de projets de services électroniques ayant un impact sur l’usager. Cette étape concerne une trentaine de projets dits «initiateurs» par leur effet démonstratif. Il s’agit, ente autres, du e-Justice, du e-Finance, du e-Transport, du e-Foncier, de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, du programme de la DGCL relevant du ministère de l’Intérieur et du projet Damancom de la CNSS.
Très important pour les usagers, le e-Justice qui rejoint le programme de modernisation des juridictions lancé par le ministère de la Jusitce. Le volet regroupe six projets pilotes dont, entre autres, la mise en ligne du registre de commerce, des jugements du tribunal de commerce de Casablanca, de ceux du tribunal de première instance de Casablanca-Anfa ou encore des consultations de l’état d’exécution des jugements vis-à-vis des compagnies d’assurances en ligne.
Autre programme tout aussi important, le e-Finance; il concerne la relation avec les usagers, l’automatisation des circuits de dédouanement, la déclaration et le recouvrement des impôts et taxes, le paiement des entreprises dans le cadre de l’exécution des marchés publics et le règlement des salaires de la fonction public. Dans le volet e-Transport, figure en bonne place l’informatisation des centres d’immatriculation et l’examen théorique pour l’obtention du permis de conduire. À terme, l’économie de coût résultant du projet est indéniable. D’après les indications fournies par le comité, une procédure totalement dématérialisée coûte 100 fois moins cher que la classique. Une procédure s’appuyant sur un back office numérisé coûte 10 fois moins cher. Reste seulement à donner à ce projet les moyens de son ambition.

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