L’administration virtuelle sur les rails

L’administration virtuelle sur les rails

Faciliter l’accès aux services administratifs pour l’ensemble des usagers et mettre en place des systèmes d’information permettant un traitement électronique des procédures. Voilà l’objectif qui anime le programme e-gov, lancé il a y bientôt quelques années.
Sur le terrain, un comité constitué des représentants de différents départements ministériels assure le pilotage de l’action du gouvernement en la matière. Les travaux de Skhirat interviennent justement dans un contexte nouveau. Si, après le dernier remaniement ministériel, le comité est resté dans le giron des affaires générales du gouvernement, une cohérence institutionnelle a été apportée puisque le département télécoms a été rattaché au même ministère. D’où une nouvelle approche initiée par le ministre en charge du dossier et qui cherche aujourd’hui à recadrer l’action. Autre nouveauté : les représentants de trois importantes administrations devraient faire leur entrée dans le comité.
Il s’agit de l’ANRT, du ministère de la Communication et celui de la Modernisation de l’administration publique. Actuellement, 32 services sont en ligne concernant notamment les secteurs de la justice, des finances, du transport, du foncier, de l’intérieur, de la sécurité sociale et de l’entreprise. Quelques projets transversaux sont en cours de réalisation, tels que l’intranet du gouvernement, le portail national et le projet e-wilaya. Reste que l’efficacité de ce processus demeure tributaire des réalités du pays qui sont de deux ordres : technologique et éducatif.
Les aspects technologiques englobent l’état de l’infrastructure des télécommunications, le niveau de numérisation de l’administration et le pourcentage des usagers ayant accès à cette infrastructure. Les aspects éducatifs concernent le taux d’analphabétisme, d’illettrisme et ce qu’il est communément convenu d’appeler « l’analphabétisme numérique ».
Techniquement, le comité de suivi s’appuie sur une méthodologie axée sur quatre concepts clés : concertation et communication, émulation, mutualisation des projets et partenariat public-privé. En effet, la mutualisation se présente, dans ce cadre, comme un élément fondamental du processus e-gov.
Elle implique une utilisation optimale des nouvelles technologies de l’information dans les administrations publiques. Concrètement, utilisation optimale signifie normalisation des solutions informatiques, des procédures et de l’organisation du travail. Le but est d‘épargner les coûts et les efforts par la mise en oeuvre de certaines solutions informatiques, notamment pour les systèmes de gestion communs. En effet, les applications informatiques constituent l’une des matières fondamentales à soumettre à la mutualisation.
Dans ce cadre, tout département disposant d’une application informatique opérationnelle peut en faire bénéficier les autres. Une démarche qui permettra d’accélérer le déploiement de l’administration électronique. À moindre coût pour le contribuable.

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