Laenser, le poulpe et les petites barques

En déplacement à Dakhla, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser, a fait état d’une amélioration sensible de la ressource en poulpe. C’était peu après avoir rencontré, vendredi dernier,  les représentants de deux association du secteur de la pêche artisanale. Suite à ce constat, une évaluation sera faite à la fin de la période, indique le ministre, disposé à revoir les objectifs en cas de confirmation du bon état de la ressource poulpière.
Prudent, le ministre a tenu quand même à préciser cette vérité : «nous n’avons pas atteint les quotas arrêtés», du fait de la réduction de la masse biologique du poulpe.
Néanmoins, à ses yeux, le plan mis en place commence à donner ses fruits. L’objectif de protection et de renouvellement de la ressource est atteint.
Reste maintenant à trouver la formule permettant de limiter le nombre de barques. Dossier plutôt compliqué du fait de son coût social. ¨Le ministre qui précise à toutes fins utiles que «le nombre de barques, arrêté dans le plan d’aménagement, n’est pas un chiffre immuable»,  n’entend pas y aller tout seul, s’appuyant sur les autorités locales et les associations.  Précisons que ces opérateurs font montre de plusieurs  réticences vis-à-vis du plan d’aménagement de la pêche des poulpes. D’ailleurs le point de pêche «Ntirifit», situé à 75 kilomètres au Nord de Dakhla a été , à la veille de la rencontre entre le ministre et les professionnels, le théâtre d’un mouvement de protestation de pêcheurs saisonniers, catégorie principalement visée.
Les pêcheurs saisonniers propriétaires de barques non enregistrées estiment le plan injuste à leur égard, rappelant qu’ils exercent l’activité depuis des années et que celle-ci constitue  l’objectif de ce plan d’aménagement  est de réduire à 2 500 le nombre de barques et à organiser leur activité dans les zones autorisées.  La date butoir du 1er février 2005 devait coïncider avec la publication de la liste définitive des 2 500 barques. L’opposition des pêcheurs saisonniers à la commission provinciale instituée à cet effet en aura décidé autrement. La commission, composée d’associations professionnelles et de différents services n’aura pas pourtant démérité, ayant contre vents et marées réussi à actualiser un registre définitif de barques de pêche artisanale dans la zone englobant  »Lasarga »,  »Aarich », "El Bouirda »  et  »Aïn Beida ». Son de cloche contraire de la part des pêcheurs figurant dans la liste, lesquels ont battu le pavé, appelant à l’application rapide de la loi.
En tout cas, même s’il arrive à porter le nombre de barques artisanales, actuellement difficile à déterminer au chiffre indiqué ci-dessus,  le ministre aura dans les semaines à venir à réfléchir sur plusieurs propositions pour l’avenir des barques qui doivent céder de la place. Entre autres, le repli sur d’autres points de pêche, l’affectation vers des segments autres que les céphalopodes, ou encore la procédure d’indemnisation pour ceux qui quittent définitivement le secteur.  S’inscrivant dans une perspective globale de développement de l’activité dans la région, Mohand  Laenser précise en outre qu’un accord avec les opérateurs de la pêche hauturière sera bientôt effectif sur le port de Dakhla. 

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