L’aéroport Rabat-Salé tient son nouveau terminal

L’aéroport Rabat-Salé tient son nouveau terminal

Un projet qui vise à doter la capitale d’une infrastructure aéroportuaire moderne et de référence

Ce nouveau terminal vient répondre à la croissance continue du trafic aérien de cet aéroport. Alors que le trafic aérien dans ce dernier était de 684.213 en 2014, il est passé de 705.950 en 2015 à 873.169 en 2016 pour atteindre le nombre de 923 576 en 2017 et 984.625 en 2018.

La capitale du Royaume a conclu l’année 2018 en beauté. En effet, Rabat avait rendez-vous avec un événement majeur en décembre 2018. Dans ce sens, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait procédé à la pose de la première pierre pour la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Rabat-Salé. Concrètement, ce projet vise à doter la capitale du Royaume, ville lumière, d’une nouvelle infrastructure aéroportuaire moderne et de référence, d’une superficie de 69.000 m², apportant une capacité d’accueil additionnelle de 4 millions de passagers par an.

Ce projet prévoit également la réalisation d’infrastructures aéronautiques et routières. Ce nouveau terminal, vient répondre à la croissance continue du trafic aérien de cet aéroport. Alors que le trafic aérien dans ce dernier était de 684.213 en 2014, il est passé de 705.950 en 2015 à 873.169 en 2016 pour atteindre le nombre de 923.576 en 2017 et 984.625 en 2018. A cela s’ajoute l’augmentation du trafic domestique qui continue sur sa forte progression avec +14,33%, stimulé par la contribution des régions, et de l’ONDA, et la création de nouvelles lignes. Cette forte augmentation du trafic a impacté principalement les destinations touristiques du Royaume, avec notamment une progression de +20,92% à Marrakech, +24,48% à Agadir, +17,33% à Fès, +25,38% à Essaouira et +36,94% à Ouarzazate.

Situé sur la côte Nord Ouest du Royaume et à l’intérieur du périmètre urbain, l’aéroport  Rabat-Salé s’étend sur une emprise foncière de 1.500 ha. Il présente un statut de plateforme mixte civile et militaire. Ce n’est pas tout. Le nouveau terminal est destiné à rayonner sur toute la région. Il faut préciser ainsi que ce projet s’inscrit en droite ligne des objectifs du programme phare «Rabat ville lumière, capitale marocaine de la culture» en renforçant la vocation touristique de la capitale.

La nouvelle infrastructure aéroportuaire doit également bénéficier à la ville voisine de Kénitra, en tant que plate-forme industrielle et important bassin d’emplois, avec sa zone franche, qui accueille des groupes industriels de renom. Faisant partie intégrante de la stratégie de développement de l’Office National Des Aéroports (ONDA), ce projet d’extension de l’aéroport Rabat-Salé portera sur la construction d’un nouveau terminal d’une superficie de près de 69.000 m2, l’agrandissement du parking avions (six postes additionnels), l’aménagement de bretelles de liaison et la construction d’un parking pour voitures sur deux niveaux (1.300 places). Pour répondre aux besoins et attentes des usagers, nationaux et étrangers, le futur terminal sera doté d’équipements technologiques de pointe conformes aux normes et standards internationaux en matière de sûreté, de sécurité et de qualité des services, et d’une architecture optimisant les espaces pour une gestion fluide des passagers.

Il comportera ainsi un hall public avec un espace qui sera dédié à l’exposition de maquettes d’avions, une zone d’enregistrement des passagers et des bagages, une zone d’inspection filtrage, une zone réservée à la livraison des bagages, un espace de contrôle des passeports à l’arrivée, des circuits rouge et vert pour le contrôle douanier à l’arrivée. Le futur terminal comportera également six passerelles télescopiques d’embarquement et de débarquement, une galerie commerciale aménagée suivant le nouveau concept de walkthrough, ainsi que des espaces de restauration et de détente des passagers.

Dans le cadre du respect de l’environnement et des principes de durabilité, ce projet, financé par les fonds propres de l’ONDA (596 millions DH), la Banque africaine de développement (825 MDH) et l’Agence française de développement (220 MDH), intègre dans sa conception des techniques innovantes pour la régulation de la température intérieure des espaces, la valorisation de l’éclairage naturel, et l’économie de l’eau.

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