L’Afrique a réalisé une croissance soutenue en 2001

Le nouveau rapport économique sur l’Afrique pour l’année 2002, une publication de référence de la commission économique pour l’Afrique qui fournit une perspective unique sur les progrès du développement socio-économique du continent sera publié au mois de mai.
Intitulé « surmonter le ralentissement de l’économie mondiale», le document note que l’Afrique a eu une croissance meilleure que celle de n’importe quelle autre région en développement au cours de l’année 2001, grâce notamment à une meilleure gestion macroéconomique, une forte production agricole, des prix pétroliers plus élevés, et la fin des conflits dans de nombreux pays. Ces progrès, selon le rapport, se sont produits au milieu du ralentissement qui a frappé de manière simultanée toutes les grandes économies, et au moment où les Etats-Unis ont été frappés par les attaques terroristes du 11 septembre. La croissance moyenne de 4,3% du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique au cours de l’année 2001 cache cependant d’énormes disparités, allant d’une croissance de 65% en guinée équatoriale à un taux de croissance en contraction de 0,7% au Zimbabwe.
L’étude souligne que la croissance économique reste fragile et confirme qu’avec ses actuels taux de croissance, l’Afrique n’atteindra aucun des objectifs de développement du millénaire arrêtés par l’assemblée générale lors du sommet du millénaire. Se basant sur un certain nombre de développements positifs qui se sont récemment produits, le document 2002 donnera un pronostic prudemment optimiste sur les perspectives à moyen terme de l’Afrique. Ces développements comprennent les opportunités créées par la loi sur la croissance et les potentialités de l’Afrique mise en place par les Etats-Unis, l’initiative européenne « tout sauf les armes », le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et les lancements du cycle de négociations commerciales de l’organisation mondiale du commerce, dit cycle de développement de Doha et de l’union africaine. A moyen terme, les questions touchant à la gouvernance politique, aux conflits civils, et aux changements dans l’économie mondiale figurent parmi les aspects négatifs.

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