L’Afrique assoiffée s’absente du rendez-vous 2015 des OMD

L’Afrique assoiffée s’absente du rendez-vous 2015 des OMD

L’Afrique ne sera pas au rendez-vous 2015 pour les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) . Un retard considérable est dans ce sens observé au niveau de l’accès à l’eau et la gestion de l’assainissement dans le continent. Ce constat alarmant a été souligné lors de la clôture, jeudi 23 février 2011, du 16ème Congrès international de l’Association africaine de l’eau à Marrakech.  Après trois jours de concertation, d’échanges et de débats, des recommandations pertinentes ont été mises en relief au profit d’une Afrique prospère , riche de son potentiel «hydraulique». En premier lieu, l’Association africaine de l’eau (AAE) a formulé son engagement en faveur de la prospection des pistes visant le benchmarking. Le but étant d’identifier les bonnes pratiques dans une logique de gestion de la performance. Des actions de vulgarisation de l’offre de coopération devraient, également, être mises, en place pour permettre l’accès à un plus grand nombre de partenaires africains. Par ailleurs, le 16ème Congrès international de l’Association africaine de l’eau a baptisé la naissance de deux accords de partenariat. Ainsi a été décidé le lancement officiel de l’agence Intergouvernementale panafricaine «Eau et assainissement pour l’Afrique» (EAA). Il s’agit d’un nouvel outil de coopération et d’intégration visant à développer des solutions innovantes et durables d’eau et d’assainissement dans le continent. L’organisation, forte de 22 états africains membres, regroupe trois entités distinctes à savoir, une fondation, un centre de recherche et une agence d’exécution. L’ambition de l’EAA, pour la période 2011-2015 est d’atteindre 50 millions de bénéficiaires sur le continent, avec un budget de 25 milliards de francs CFA par an. Les interventions de l’institution s’articulent autour de quatre axes majeurs. Citons dans ce sens, le développement de la recherche-action et la gestion des connaissances, le renforcement des capacités des acteurs du secteur, l’influence des politiques et stratégies ainsi que la performance organisationnelle. Pour réaliser ce dernier axe, l’organisation s’engage à mobiliser des ressources financières conséquentes estimés à 125 milliards sur la période 2011-2015 ainsi que des compétences variées au service d’une gouvernance de rigueur. De même, un accord de partenariat a été ratifié entre AgroParisTech et l’AAE ayant pour finalité de mettre en œuvre des parcours de formation au niveau africain conformément aux recommandations du programme de l’«international Executives Masters OpT Water for all».

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