L’agriculture ralentit l’économie nationale

L’agriculture ralentit l’économie nationale

Coup de frein de l’économie marocaine au premier trimestre de cet exercice. Ce ralentissement de la croissance est tributaire des contre-performances agricoles. C’est ce qui ressort de la récente note de conjoncture du mois d’avril dernier, élaborée par le Haut commissariat au Plan (HCP).
En fait, le démarrage de la campagne agricole 2006-2007 a été caractérisé par la faiblesse et l’irrégularité des précipitations. C’est ainsi que les superficies semées en céréales se sont rétrécies de 13 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Selon cette note du HCP, «le secteur de l’élevage pâtirait de l’insuffisance du couvert végétal et du renchérissement des aliments de bétail. Les cultures de printemps pourraient enregistrer une croissance positive, profitant du retour des pluies aux mois de mars et avril».
«C’est ainsi que le ralentissement de la croissance économique se serait traduit par une décélération de la demande intérieure», ajoute le HCP.
La consommation des ménages a pâti du fléchissement des revenus agricoles et de la persistance des tensions inflationnistes. En fait, l’indice du coût de la vie a progressé de 2,6 %, lors du premier trimestre 2007. «La consommation aurait, néanmoins, profité du réaménagement des taux de l’impôt sur le revenu, de la hausse de 35 % des crédits à la consommation et du renforcement de 12,8 % des transferts des MRE », selon la même source.
Au cours de ces trois premiers mois de l’année, «le rythme d’évolution du PIB, hors agriculture, se serait accéléré, atteignant près de 4,8 %, en progression de 0,7 point par rapport à la même période une année plus tôt».
Les enquêteurs du HCP s’attendent à ce que cette tendance se poursuive au deuxième trimestre, tout en situant l’évolution du PIB non-agricole à 4,9 %. «Les estimations de la croissance globale, avancées précédemment pour le premier trimestre, auraient été révisées à la baisse, compte tenu des contre-performances agricoles», explique-t-on dans cette note.
Pour les efforts d’investissement, le HCP rassure en annonçant une consolidation depuis le début de l’année. C’est ainsi que les importations de biens d’équipement ont augmenté de 11,7% à fin février dernier. Sur la même tendance haussière, il y a les crédits destinés à l’équipement en progression de 19,3% et les certificats négatifs délivrés par l’OMPIC en hausse de 24%.
Même performance sur le marché boursier. Les deux indices Masi et Madex de la place casablancaise ont affiché des gains additionnels de 21,3% et 21,5% respectivement. L’on explique cette envolée des cours par l’anticipation des résultats comptables meilleurs pour les sociétés cotées et la baisse des rendements sur le marché obligataire.

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