L’agroalimentaire cartonne : Deuxième exportateur en 2017 avec 52 milliards DH de chiffre d’affaires

L’agroalimentaire cartonne : Deuxième exportateur en 2017 avec 52 milliards DH de chiffre d’affaires

Sur un montant de 244,98 milliards DH d’exportations globales, les agriculteurs et agro-industriels ont réalisé des expéditions de l’ordre de 52,17 milliards DH contre 48,48 milliards DH en 2016, gagnant sur l’année un additionnel de 3,68 milliards DH.

Les exportations agricoles et agroalimentaires ont repris de plus belle en 2017.  Les expéditions du secteur se sont nettement améliorées sur le marché international. En témoignent les indicateurs préliminaires de l’Office des changes. Les premiers chiffres du commerce extérieur révèlent une hausse de 7,6% des ventes des produits agricoles et agroalimentaires. Une ventilation qui avoisine  celle enregistrée par le secteur de l’automobile dont les exportations se sont inscrites en amélioration de 7,1%.

En termes de valeur, «l’agriculture et l’agroindustrie» se positionne en tant que deuxième secteur ayant tiré la dynamique à l’export en 2017. Sur un montant de 244,98 milliards de dirhams d’exportations globales, les agriculteurs et agro-industriels ont réalisé des expéditions de l’ordre de 52,17 milliards DH contre 48,48 milliards DH en 2016, gagnant sur l’année un additionnel de 3,68 milliards de dirhams. Ces exportations arrivent juste après celles du secteur automobile (58,51 milliards de DH) et devancent même en valeur les exportations des phosphates et dérivés (43,98 milliards DH). La progression relevée sur l’année 2017 est tirée principalement par la dynamique des produits issus de l’industrie alimentaire.

L’Office des changes recense à cet effet des ventes d’une valeur de 32,07 milliards de DH, en amélioration de 8,8% par rapport à l’année passée.

Certes, les chiffres relevés sont encore provisoires, mais l’évolution constatée rassure les opérateurs. «Ces statistiques montrent la place du secteur agricole et agroalimentaire dans l’économie du pays. Il s’agit là d’une dynamique naturelle de notre industrie, et qu’elle sera beaucoup plus importante dans les prochaines années avec la mise en place du contrat-programme signé en avril dernier», commente dans ce sens Mohamed Fikrat, président de la Fédération national de l’agroalimentaire (Fenagri).

Le porte-parole des agro-industriels souligne par ailleurs que l’ensemble des produits a participé à cette dynamique. Il cite, à cet effet les produits de la mer, les conserves végétales, les produits de la biscuiterie, la confiserie, la chocolaterie, les produits laitiers et les huiles végétales.

Ces produits ont été non seulement expédiés vers les marchés traditionnels, notamment l’Europe qui reste un important client du Maroc mais ont également emprunté de nouveaux circuits de commercialisation. Il s’agit en effet des marchés africain et asiatique ainsi que celui du Moyen-Orient. Des destinations qui viennent enrichir la cartographie des exportations marocaines et où les agro-industriels nationaux observent un réel dynamisme.

La branche «agriculture, sylviculture et chasse» est également l’un des piliers du secteur à l’export. Un net rebond a été enregistré dans ce sens faisant passer ces ventes d’une baisse de 1,4% en 2016 à une hausse de 10,4% en 2017.

Leur valeur s’est par ailleurs consolidée de 1,67 milliard DH atteignant ainsi 17,74 milliards DH contre 16,07 milliard DH une année auparavant. Une tendance positive qui, selon Ahmed Ouayach, président de la Comader (voir entretien) devrait s’inscrire de manière pérenne.

Rappelons que 2017 a été de bon augure pour les agriculteurs et agro-industriels. La moisson a été dans son ensemble bonne. La reprise a été en effet au rendez-vous durant la campagne agricole 2016-2017.

Une bonne conjoncture qui a renforcé la confiance de l’ensemble des acteurs.

Au moment où les exportations du secteur ont culminé, les importations des produits alimentaires se sont contractées en valeur. Le repli observé est évalué à 4,7% recouvrant une baisse de 34,7% d’importations de blé et de 56,9% de l’orge.

Contrat-programme : 8 industries agroalimentaires concernées à ce jour

Représentant près du tiers de l’industrie marocaine, l’agro-industrie compte à ce jour 2.000 entreprises totalisant un chiffre d’affaires de 115 milliards de dirhams. La valeur ajoutée de cette industrie qui assure 150.000 emplois est estimée à 30 milliards de dirhams. Ces chiffres démontrent clairement l’importance de l’agroalimentaire dans l’industrie nationale.

Un positionnement qui est au cœur des priorités du contrat-programme signé en avril 2017 entre l’Etat et les opérateurs du secteur. Ce contrat-programme qui promeut le développement des industries agroalimentaires est le  fruit d’un long processus de concertation entre les professionnels et les pouvoirs publics.

Les mesures retenues dans ce sens sont basées sur les recommandations d’une étude stratégique réalisée entre février et septembre 2015 par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, le ministère de l’industrie, du commerce de l’investissement et de l’économie numérique et la Fenagri. Cette feuille de route quinquennale a pour objectif de créer plus de 300 nouvelles unités qui devront générer à terme un chiffre d’affaires additionnel de 41,75 milliards de dirhams.

Grâce à ce contrat-programme, les exportations devront se consolider à terme de 12,52 milliards de dirhams  tandis que la valeur ajoutée afficherait un additionnel de 13,1 milliards de dirhams. Ce dispositif contribuerait également à renforcer l’employabilité du secteur en générant 38.457 emplois. Notons que l’ensemble des mesures du contrat-programme a été estimé à 12 milliards de DH, dont 8 milliards de dirhams seront pris en charge par les professionnels.

A ce jour, le contrat-programme cible 8 industries. Il s’agit de la valorisation des agrumes, la valorisation des fruits et légumes ainsi que la transformation des fruits et légumes. Il concerne également l’industrie de l’huile d’olive, l’industrie laitière, l’industrie des viandes, l’industrie de la biscuiterie confiserie, et chocolaterie et l’industrie des pâtes et couscous.

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