L’Allemagne dote le Maroc d’une ligne de crédit: 45 millions d’euros pour l’efficacité énergétique

L’Allemagne dote le Maroc d’une ligne de crédit: 45 millions d’euros pour l’efficacité énergétique
phillippe-simonis
Phillipe Simonis

L’Allemagne et le Maroc renforcent leur partenariat dans le domaine de l’efficacité énergétique. La République fédérale vient de doter le Maroc d’une ligne de crédit dédiée aux petites et moyennes entreprises afin de consolider l’efficacité énergétique nationale. Le financement porte sur un montant de 45 millions d’euros. C’est ce qu’a annoncé Phillipe Simonis, coordinateur du secteur énergie à GIZ Maroc, en marge de l’ouverture du premier colloque national de construction durable et villes vertes. Un événement qui vient renforcer la proximité entre les opérateurs du  secteur, centres de recherches et universités.

«Notre volonté est de rétablir des liens assez étroits entre des universités et des centres de recherches européens et allemands en matière d’efficacité énergétique, de bâtiment et des matériaux nouveaux, avec la future plate-forme en cours de construction à Benguerir gérée par l’institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen)», explique à cet effet Phillipe Simonis. Et de préciser que «l’efficacité énergétique constitue une opportunité pour la création d’emploi et de nouveaux métiers».

Le représentant de la GIZ a par ailleurs souligné que «l’efficacité énergétique ne peut être réduite à sa seule dimension de réduction de la consommation énergétique mais doit prendre en considération l’ensemble des améliorations et d’optimisations supplémentaires écologique et sociales». A cet effet, M. Simonis a misé sur la qualification des ressources humaines et l’investissement. S’agissant du premier point, le coordinateur de GIZ Maroc a affirmé que «la formation et la qualification des ressources humaines sont aussi importantes en plus d’autres facteurs techniques et financiers. La réussite de tout projet d’efficacité énergétique de petite et moyenne taille dépend essentiellement de la qualité des ressources humaines chargées de le concevoir, de le mettre en œuvre et de l’entretenir». Quant à l’investissement public et privé, Phillipe Simonis a indiqué par ailleurs qu’il représente une occasion pour la structuration et la mise à niveau de plusieurs secteurs productifs afin d’augmenter le taux de production et améliorer la compétitivité. Tenu sous le signe «les solutions innovantes pour la construction durable», ce colloque, labellisé Cop22, a pour objectif de présenter les activités de recherche proposées par le Green Building Park ainsi que les solutions innovantes d’efficacité énergétique et de construction durable. L’ambition étant de construire un réseau pour réussir le déploiement du bâtiment vert au Maroc, de mettre en place une masse critique pour atteindre l’excellence et d’accompagner la stratégie nationale en termes d’efficacité énergétique.

Le développement durable vu par le département des énergies et de l’efficacité énergétique

Energie-eolienne«Le Royaume accorde un intérêt particulier au développement durable à travers sa transition énergétique conciliant entre développement économique du pays et lutte contre les changements climatiques». C’est ce qu’a souligné Abdelkader Amara, ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, dans une allocution prononcée en son nom par la directrice du département des énergies et de l’efficacité énergétique lors du 1er colloque national de construction durable et villes vertes.

D’après le ministre, «l’investissement global pour réaliser les projets d’électricité de sources renouvelables sera de 32 milliards de dollars, ce qui représente de réelles opportunités d’investissement pour le secteur privé». Abdelkader Amara a, par ailleurs, rappelé que le Maroc développera une capacité additionnelle de production d’électricité entre 2016 et 2030 de plus de 10 GW de sources renouvelables, dont 4.560 MW solaire, 4.200 MW éolienne et 1.330 MW hydro-électrique. Concernant l’efficacité énergétique, le ministre a indiqué que son amélioration  dans les bâtiments est un enjeu fondamental compte tenu de l’urbanisation croissante et des besoins en logement en expansion annuelle. M. Amara a, dans ce sens, énuméré les nombreuses actions et mesures visant le renforcement de l’efficacité énergétique qui sont en cours de mise en œuvre. Il s’agit essentiellement de la distribution de 15 millions de lampes à basse consommation dont 5 millions déjà installées et 10 millions en cours. Il est question, entre autres,  de l’installation de 1,7 million m² de chauffe-eau solaires, la mise à niveau énergétique des mosquées et des établissements hôteliers et l’introduction des équipements économes au niveau de l’éclairage public.

Avec MAP

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *