L’ambassadeur chinois : « Faites comme nous ! »

S’exprimant dans un entretien accordé au quotidien "L’Economiste" de jeudi, le diplomate a en effet souligné que "plutôt que d’adopter une attitude défensive, les entreprises marocaines devraient jouer à fond la globalisation". Il a rappelé, dans ce contexte, que les importations marocaines à partir de la Chine ne représentent que 3 pc du total et que "s’il n’y a avait pas de demande, les produits chinois ne seraient pas sur le marché marocain". Commentant l’évolution des relations économiques sino-marocaines, l’ambassadeur a indiqué qu’au total "il y a une trentaine de firmes chinoises au Maroc et autant de commerces tenus par des Chinois ou à capitaux mixtes". "Si les produits chinois connaissent tant de succès au Maroc, a-t-il dit, c’est parce qu’ils répondent au pouvoir d’achat d’une catégorie de consommateurs". Pour M. Cheng tao, la pénétration du marché marocain par les produits chinois est "un vrai défi" aux opérateurs marocains. Mais il signale que l’essentiel des importations de produits chinois sont bien "le fait des opérateurs marocains et dans une proportion limitée, de commerçants chinois". Tout en relevant qu’il existe encore "une méconnaissance mutuelle" des deux côtés marocain et chinois, l’ambassadeur a toutefois rappelé que depuis quelque temps, la Foire de Canton "connaît un engouement exceptionnel" auprès des opérateurs marocains. En 2004, a-t-il indiqué, plus de 3000 d’entre eux se sont rendus en Chine, soit pour raison d’affaires soit pour le tourisme. Quant aux accusations relatives aux subventions des produits chinois, l’ambassadeur trouve qu’elles relèvent "d’une vue d’esprit". "Ce n’est pas possible financièrement et, de toute façon, le gouvernement chinois n’a pas les moyens d’accorder des aides à tous les exportateurs", a-t-il dit. A propos de la mondialisation, l’ambassadeur a souligné que la solution "ne consiste pas à se plaindre" de ses effets, estimant que les entrepreneurs marocains peuvent répondre à la concurrence "en élevant leur productivité et leur compétitivité". " Il faut réfléchir, inventer, innover, mettre en valeur l’intelligence des employés et des managers. Faites comme nous : nous avons appris, nous faisons et nous dépassons les autres. Les entreprises marocaines devraient plutôt chercher à relever courageusement le défi de la mondialisation", a-t-il souligné.

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