L’année 2002 aura été des plus délicates pour Boeing et Airbus

Dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, l’année 2002 aura été des plus délicates pour Boeing et européen Airbus, en raison de l’importante contraction du marché des avions commerciaux de plus de 100 places. Si Boeing s’est à nouveau imposé comme le premier producteur mondial, grâce à un nombre de livraisons supérieures, Airbus l’a devancé, comme en 2001, sur le plan des commandes, mais d’un très court avantage, avec 189 unités contre 184 pour son concurrent.
Selon les experts, les deux leaders de l’aéronautique civile qui comptaient avant les attentats du 11 septembre, livrer plus de 900 appareils cette année, resteront bien en dessous du compte. La spirale négative dans laquelle ont été entraînés les acteurs du transport aérien, aux Etats-Unis en particulier, s’est soldée par un grand nombre d’annulations ou de reports de commandes, et les livraisons des deux fabricants ne s’élevaient, qu’à 617 unités (352 pour Boeing et 265 pour Airbus), bien en deçà des 852 appareils livrés en 2001 (527 pour le premier et 325 pour le second).
La débâcle des compagnies américaines se sera avérée marquante pour les deux concurrents. US Airways et United Airlines, deux des principaux clients nord-américains d’Airbus, ont notamment déposé leur bilan, laissant planer de nombreuses incertitudes sur les appareils que l’avionneur doit encore livrer (38 pour US Airways et 42 pour United). De son côté, Boeing a dû faire face aux décisions d’Américan Airlines et de Delta de différer les livraisons de plus de 100 avions, initialement prévues entre 2002 et 2005.
Cet environnement défavorable n’aura guère contribué à épaissir les carnets de commandes. Au 30 novembre, Airbus totalisait ainsi 177 achats fermes contre 375 sur l’ensemble 2001, et Boeing 174 contre 335 l’an dernier.
En dépit de l’effondrement en 2002 du marché des avions commerciaux, les analystes prévoient une meilleure année 2003 notamment pour Airbus qui a maintenu ses objectifs à 300 appareils en 2003, alors que son rival américain a revu les siens à la baisse, entre 270 et 280. Le vice-président de Boeing, Doug Groseclose, avait estimé, au début du mois de décembre, que les deux groupes se partagent équitablement le marché mondial des avions de plus de 100 places.

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