L’ANRT a reçu un chèque d’IAM

Maroc Telecom a remis un chèque à l’Agence dont le montant est de l’ordre de 162 millions de DH (135 millions HT) pour alimenter le fonds de recherche et de formation. Ce montant représente 1 % du chiffre d’affaires de l’opérateur historique pour l’année 2002 (environ 15 milliards de DH).
Le second opérateur de la téléphonie mobile, Méditel a versé, pour sa part un montant qui avoisine 12 millions de DH pour un chiffre d’affaires global de 1,2 milliard de DH.
De ce fait, le total collecté par l’ANRT, selon des sources concordantes, est estimé à 174 millions de DH. Ce déboursement intervient suite aux dispositions de la loi 24-96 qui stipule que les deux opérateurs doivent verser 1 % de leurs chiffres d’affaires. Objectif : financer les projets de formation et de recherche dans le domaine des technologies de l’information.
Cette redevance constitue l’une des importantes sources de financement du budget de l’Agence. En effet, selon l’article 38 de la loi sur les télécoms, il est mentionné que parmi les recettes de l’ANRT figure les contributions des opérateurs de réseaux publics de télécommunications à la recherche et à la formation.
Le premier bénéficiaire de cette manne d’argent est, sans doute, l’Institut National de la Poste et les Télécoms (INPT). Jusqu’à présent, et depuis cinq ans, l’Institut a été financé à partir du budget de l’ANRT. Outre le 1 % pour la recherche et la formation, la loi prévoit le prélèvement de 4 % du chiffre d’affaires des opérateurs pour financer le service universel. Or, jusqu’à présent, aucune collecte n’a été effectuée pour alimenter ce fonds.
A noter que l’ANRT travaille activement pour préparer son futur Conseil d’administration qui sera présidé par le Premier ministre Driss Jettou. Il s’agit de l’un des conseils les plus décisifs dans l’histoire de la jeune Agence de régulation. Le futur Conseil dont la date n’a pas été encore déterminée sera amené à se prononcer, entre autres, sur la relance du processus de la libéralisation de la téléphonie fixe . C’est aussi un rendez-vous pour réactiver les réformes de la loi 24-96 sur les télécoms. Une réforme dont dépend, d’ailleurs, l’octroi par la Banque Mondiale d’un prêt de 65 millions de Dollars. Mais, il faut reconnaitre que Maroc telecom, savemment dirigée par Abdessalem Ahaizoune, a demontré qu’elle s’adpate à toutes les situations d’où sa reussite sur tous les plans.

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