L’ANRT commence bien l’année

L’ANRT commence bien l’année

Dans les milieux télécoms, les Conseils d’administration du régulateur national l’ANRT sont suivis de très près. Et pour cause, le premier conseil de cette année a été l’occasion de faire le point sur un certain nombre de dossiers brûlants. Le plus saillant concerne la révision des dispositions du cahier des charges du second opérateur, Méditel.
Dans ce sens, le Conseil a recommandé d’engager «la procédure de préparation et d’adoption de l’amendement à y apporter. » Plus classique, la réunion de mardi a planché sur le suivi de plusieurs chantiers : l’état d’avancement de résolutions des précédents CA de l’ANRT, ou encore celui des projets de décrets d’application de la loi n°55-01, récemment promulguée, devant accompagner la poursuite du processus de libéralisation en cours.
Dans ce cadre, les membres du conseil n’ont pas manqué d’enregistrer avec satisfaction «que l’ensemble des résolutions ont mises en oeuvre et les actions, qui en ont découlé, menées à leur terme». Moins ordinaire cette fois-ci, le communiqué du CA note que «s’inscrivant dans une dynamique de régulation efficace, l’ANRT a publié plusieurs décisions visant à la transparence dans l’exercice de ses activités et donnant de la visibilité aux investisseurs potentiels dans le secteur. Elle a également, dans cet esprit, arbitré plusieurs litiges entre opérateurs, soit directement, soit par décisions du Comité de gestion».
En fait, la démarche, toute récente ne concerne en réalité que certaines décisions relatives à quelques litiges importants. Alors que la liste des différends qui opposent les opérateurs télécoms, toutes catégories confondues du pays, est longue. Comme tout CA, il a été naturellement question d’argent et de moyens.
Ainsi, le projet de budget de l’agence au titre de l’exercice 2005, fut approuvé. La particularité de ce budget concerne un passage réservé aux travaux d’extension de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT). Ce programme vise en priorité à augmenter ses capacités d’accueil dudit institut.
Enfin, de la prospective : le DG de l’agence a exposé dans ce sens quelques projets auxquels cette dernière pourrait contribuer par son expertise dans le domaine. L’action de l’agence dans ce cadre porte sur l’éducation ou l’incubation de projets de développement logiciel. En début de semaine, en effet, un accord de coopération, portant sur la création d’une filière de formation de chefs de projets à logiciel a été signé entre l’ANRT et le groupe international Thales.
Pilotée par ce dernier, cette formation s’appuie sur des cours magistraux avec mise en situation des étudiants dans de véritables projets de développement conduits au sein de l’incubateur.
Les deux organismes ont retenu deux projets. Le premier porte sur le développement d’un système de positionnement absolu ultra-compact et compétitif (de type GPS) dans un milieu subaquatique. Ce système devra ainsi renforcer la participation du Maroc dans le cadre du Programme européen  » Galileo « . Le second projet concerne le développement d’un générateur de code structuré pour des cibles «Field Programmable Gate Array» (FPGA). Ce programme vise à améliorer la productivité de développement d’applications utilisant ces technologies. Apportant sa caution à la démarche de l’agence, le Conseil d’administration a chargé cette dernière d’une étude de faisabilité pour la création d’un Centre de développement logiciel au Maroc. Ça promet.

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