L’appel du désert se fait plus pressant

C’est la tendance in du moment. À en croire les professionnels du tourisme de la région, la destination connaît des flux incessants de touristes durant toute l’année. Bien loin des aléas et des contraintes de la conjoncture mondiale.
Le Sud-Est marocain, appelé communément le grand Sud, a la cote auprès de beaucoup de touristes, particulièrement européens. Et pour cause, l’endroit a effectivement des arguments assez solides : des paysages contrastés à volonté et un dépaysement garanti.
L’engouement sur la région a même inspiré l’organisation l’année dernière d’un Festival des Musiques du Désert à Rissani et Merzouga. Si depuis quelques années, la tendance du tourisme désertique ne cesse de monter en puissance, il est curieux de constater que cette niche ne connaît pas de suivi qu’il faut. Mise à part Ouarzazate, les infrastructures, touristiques (et autres) restent dans l’ensemble assez modestes, voire rudimentaires. C’est à Ouarzazate en effet que se croisent les chemins du grand Sud. Depuis longtemps, la ville a su attirer de nombreux cinéastes du monde entier.
Ouarzazate doit en outre son statut de destination touristique majeure à son important complexe hôtelier. Reste que la ville profite surtout des paysages qui l’entourent. De la vallée du Dadès jusqu’au Tafilalt, les paysages montagneux découpent des gorges profondes et entraînent jusqu’aux premières dunes du Sahara.
Sur place, l’exploration de la région se fait avec des Land-Rover vieux modèles dispnibles en location à des prix relativement accessibles. Généralement, les escapades se font en compagnie de guides locaux. Outre leur métier de guide, ces derniers proposent à leurs clients une palette de services: intermédiation, location de chambres, etc. Dans la région, le confort est minimal et l’on y loge principalement dans des auberges. Les prix varient de 30 Dh en basse saison jusqu’à 100 Dh la haute saison. Les circuits qui s’offrent aux visiteurs sont variés. Géologiques d’abord, à travers des randonnées dans les immenses espaces désertiques : reg, montagnes multicolores, Oueds secs envahis par les sables.
Culturels aussi : kasbahs, ksours et autres oasis. Sans oublier les multiples modes de vie nomade : berbères, bédouines, touaregs qui se manifestent dans toute leur splendeur lors des marchés et souk qui se profilent dans différents points de la région. Encore, trois lieux gardent une place particulière dans l’imaginaire des touristes. Il s’agit des gorges jumelles de Dadès et de Toudra, ainsi que les incontournables dunes de Marzouga. Depuis Ouarzazate vers l’Est, la route qui mène aux gorges passe par l’oasis Tinghir.
La route longe l’oued sur une quinzaine de Km, offrant des points de vue remarquables sur la vallée et sur l’oasis, puis se resserre de plus en plus avant d’arriver entre deux hautes et impressionnantes murailles. C’est le passage le plus étroit de ces gorges qui n’ont guère plus de 30m de largeur et dont les falaises verticales atteignent 250m de hauteur.
Vers le Sud, c’est le chemin des dunes de Merzouga qui attirent le plus gros des flux des touristes. Situées non loin d’Erfoud et Rissani (respectivement 50km et 40km), l’endroit est surtout sollicité pour ses fameux couchers et levers du soleil.
Ces hautes dunes peuvent atteindre 150m de hauteur. De là s’organisent des balades en dromadaires et l’on y loge dans des bivouacs au coeur des dunes, voir même passé la nuit à la belle étoile. Essoufflant.

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