L’ASMEX se penche sur les freins à l’export

L’ASMEX se penche sur les freins à l’export

«On n’est pas compétitif et on en est conscient. Le Maroc a besoin d’une nouvelle stratégie d’exportation pour s’adapter à l’évolution du commerce international ». Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, a bien raison de le souligner. Il est vrai que le Maroc est précurseur en Afrique et dans le monde arabe en matière de la libéralisation économique et commerciale, mais sa politique d’exportation est loin d’être exemplaire. Elle manque d’attrait et d’originalité. Les exportateurs marocains sont restés sur des produits classiques à savoir la clémentine ou la tomate. Or, s’ils désirent accroître leurs exportations, ils sont obligés de diversifier l’offre et l’adapter à la demande étrangère. «Force est de constater, en effet, que nos exportations sont très peu diversifiées. Il est temps d’adopter des réformes engagées afin de relever le défi», rappelle M. Mechahouri. Et les défis sont nombreux dans ce secteur qui se veut pourtant ouvert et transparent. La nécessité de mettre en œuvre des actions de nature à permettre l’intégration du commerce extérieur dans le nouveau contexte mondial se fait sentir de manière pressante. Mais le ministère du Commerce extérieur a déjà préparé sa stratégie. Une stratégie bien définie qui commencerait d’abord par mettre à niveau la logistique, rendre plus concurrentiel la politique d’échange, appliquer une concertation et une coordination entre les organismes, développer la capacité productrice, adopter une fiscalité plus compétitive et réduire le délai du dédouanement. Les exportateurs marocains devraient aussi se tourner vers des marchés en pleine croissance économique tels que l’Inde, la Corée et pourquoi pas les pays africains. « J’avais effectué une tournée avec quelques membres de l’ASMEX dans quatre pays africains et je peux vous assurer qu’il y a beaucoup à faire en Afrique. Ceux qu’ils l’ont compris, sont d’ailleurs en train de s’y installer », a déclaré M. Mechahouri aux exportateurs marocains présents à cette assemblée générale.
Le ministre du Commerce extérieur a, par ailleurs, proposé la création d’un comité national de veille et de promotion des exportations pour accompagner les entreprises dans leur développement. Une initiative qui vise à porter les exportations marocaines à 170 milliards de dirhams d’ici 2010. Pour l’instant, on est bien loin du compte. Actuellement, les exportations ne sont plafonnées qu’à 31 milliards de dirhams.


 Le rôle de l’ASMEX


L’ASMEX a été créée en 1982 dans le but de promouvoir et de défendre les intérêts des exportateurs marocains. Parmi ses priorités : la participation à la réflexion sur la stratégie nationale de promotion commerciale, l’organisation d’études, enquêtes et bases de données, les mises en relations, l’organisation des missions, foires et salons et l’incitation à la création de consortium d’exportation. L’ASMEX informe ses membres des rencontres avec les organismes publics et privés, édite des bulletins et revues d’information et d’expression des professionnels et organise aussi des enquêtes tout en recueillant des informations utiles à ses membres.

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