L’association Maroc- UE à la loupe

Le renforcement des capacités nationales de modélisation et évaluation d’impacts de l’accord d’association Maroc-Union européenne sur l’économie marocaine. Le projet est de taille, une étude pour examiner ses différents aspects s’impose. C’est justement la raison pour laquelle le ministère de l’économie, des finances, de la privatisation et du tourisme mène depuis début septembre dernier un projet d’étude sur ce thème.
Une étude qui s’étend sur deux ans et dont le financement est assurée par le programme MEDA. Ses objectifs ainsi que des modalités d’élaboration de cette étude ont été présentés lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Rabat au siège de la Direction de la politique économique générale. S’exprimant lors de cette conférence, Tawfik Mouline, directeur de la Direction de la politique économique générale (DPEG), a résumé les buts derrière un tel projet en la préparation de l’économie nationale à l’ouverture sur l’Union européenne (UE). Une préparation qui sous-entend la mission d’éclairer les pouvoirs publics en matière de politique économique, assurer le suivi de l’évolution de l’environnement national et international, étudier les conséquences des accords internationaux sur l’économie marocaine et mesurer la compétitivité extérieure du Maroc. L’intérêt de cette étude réside également en son rôle fédérateur et structurant, non seulement au sein du ministère de l’Economie et des Finances, mais aussi au niveau interministériel qui implique d’autres département : les ministères de l’industrie, de l’agriculture et du Plan. Sans oublier les opérateurs économiques (CGEM, chambres professionnelles…)qui seront consultés dans l’élaboration de la politique économique du pays. «L’étude sera menée selon une démarche participative. La finalité n’est pas de disposer d’un produit clés en main, mais d’assurer un réel transfert du savoir et du savoir-faire» estime M. Mouline. Pour lui, c’est dans ce sens que les cadres nationaux (DPEG et autres), qui seront amenés à accompagner le consortium dans toutes les tâches, parviendront à domestiquer l’instrument dans tous ses aspects. Les travaux de cette étude seront effectués en trois phases.
La première sera axée sur la construction d’un modèle qui permettra de mener les évaluations d’impact. La deuxième portera sur l’évaluation des répercussions de l’ouverture sur les divers aspects de l’activité économique nationale, aussi bien macro-économqiues que sectoriels. La troisième aura trait à la formulation des recommandations en matière de conduite de politique économique et d’incitation sectorielles, à même de relever les défis et de garantir une intégration réussie de l’économie locale dans l’économie mondiale.
Un comité de pilotage, dont la composition variera en fonction de la nature des questions traitées qui est présidé par le directeur de la DPEG, assurera le suivi de cette étude d’impacts. Son exécution sera supervisée par une équipe de projet, dont la constitution est en cours. Cette équipe accompagnera les consultants durant toute la période d’exécution de l’étude. La DPEG a affecté quatre de ses cadres en permanence à ce projet qui mobilise l’ensemble des divisions.
«Ce noyau dur sera renforcé par d’autres personnes de la DPEG et des directions et organismes du ministère et/ou des ministères concernés», ajoute M. Moulin.
La réalisation de cette étude a été attribuée à un consortium de six bureaux d’études. Il est également a noter que deux experts français, travaillant en permanence à la DPEG, participent également à l’élaboration de cette étude. Les consultants sont tenus de produire au terme de deux mois (début novembre 2002) un rapport de démarrage qui traite de l’état des lieux de l’économie marocaine, de l’examen critique des essais de sa modélisation et d’un plan d’action prévisionnel.

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