L’autorité économique en marche

A l’apparition du vocable « guichet unique », les réactions en tout genre ont fusé. Ceux ayant salué le concept dénonçaient l’exemple tunisien en la matière. En effet, la nomenclature de l’économie tunisienne forme une toile dont la «grande famille » du chef d’Etat tire les ficelles. Aussi, au Maroc, les pouvoirs publics ont décidé dans une certaine mesure de mettre un terme à cette analogie. Les centres régionaux d’investissement viennent à point afin de tracer concrètement les nouvelles prérogatives des walis. En effet, ces derniers incarnent désormais plus un agent d’autorité économique que sécuritaire. A ce niveau, la décentralisation est de mise. Même, les ministères intervenant en matière de constitution d’entreprise, vont déléguer au sein de cette structure, des représentants. Ils seront habilités à parapher en lieu et place de l’autorité ministérielle.
Pour en revenir au concept, il se présente comme un argument de poids, afin de taire l’éternelle rengaine : le déficit en matière d’investissement repose sur la lourdeur de l’appareil administratif.
Il faut reconnaître que la multiplicité des intervenants et des formalités, découragent les moins téméraires des investisseurs. Aussi, les dispositions de la loi de finances pour cette année, stipulent, que l’ensemble des wilayas ou des provinces abriteront un centre d’investissement. Passé un certain délai, pas encore précisé, ces structures seront soumises à la tutelle des chambres de commerce. Toutefois, il demeure des questionnements quant à l’organisation même des centres. Deux thèses se prévalent. D’une part, certains soutiennent la création d’une agence réalisée dans une conception « basique » et « simplifiée ».
D’autres, en revanche, opteront pour des structures soumises au contrôle du secrétariat de la commission interministérielle de l’investissement.
Toujours dans ce registre, l’administration projette d’implanter un centre dans la zone franche de Tanger. La seconde institution qui a marqué l’année 2001 demeure incontestablement le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. L’injection du chèque Vivendi, dans les caisses du Fonds, venait à point pour activer les projets listés.
Cette manne inespérée a également permis de boucler la loi de Finances de l’an passé. Certains ont crié au scandale, d’autres ont préféré saluer cette enveloppe heureuse. Cette structure « fédératrice » se présente actuellement comme la principale concentration de capitaux du Royaume. Instrument de référence en matière d’investissement, les fonds transitant par le Fonds atterrissent dans les secteurs vitaux de l’économie marocaine.
Sa transformation, en établissement public, le dote ainsi d’une autonomie financière et de la personnalité morale. Par conséquent, c’est vers une totale responsabilisation du Fonds que l’on s’oriente. Plus de contrôle pour une meilleure capitalisation des moyens financiers.

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