Le besoin en liquidité s’est établi à 4,2 milliards de dirhams à fin 2010

Le déficit de liquidité bancaire a significativement régressé en 2010, selon le rapport de la direction des études et des prévisions financières en ce qui concerne l’évolution du marché monétaire et obligataire  au titre de l’exercice 2010. Selon ce rapport, ce repli est dû à l’amélioration des facteurs autonomes de liquidité et à la baisse du coefficient de la réserve monétaire obligatoire à 6% en mars 2010. De ce fait, le besoin en liquidité s’est établi à seulement 4,2 milliards de dirhams à fin 2010 contre 10,6 milliards en 2009.  En outre, l’accroissement de la création monétaire a affiché une décélération en 2010. Le ralentissement  de la création monétaire est attribuable essentiellement à la  diminution du rythme de progression des crédits à la consommation et des crédits immobiliers. De même, la décélération de la création monétaire est relative à la quasi-stabilité des avoirs extérieurs nets, lit-on dans le rapport de la direction des études et des prévisions financières. Concernant ces avoirs, ils se sont améliorés de 0,2% après une baisse de 2,2% en 2009. «Cette légère amélioration est attribuable notamment à l’allégement du déficit de la balance commerciale de 1,1 point du PIB, passant de 20,5 à 19,4%, mais aussi à la hausse des recettes voyages de 6,3%, des transferts des MRE de 7,7% et des recettes des investissements et prêts privés étrangers de 19,4%», précise-t-on.  S’agissant de  l’inflation, mesurée par l’indice de prix à la consommation, elle a atteint le niveau de 0,9% après un net recul en 2009. Se référant au rapport, «cette tendance s’explique par la hausse des prix des produits alimentaires de 1,2% et des produits non alimentaires de 0,9%». Par ailleurs, la sous-liquidité du système bancaire face au besoin important de financement des investisseurs a stimulé davantage l’activité sur le marché de la dette privée notamment les obligations privées et les certificats de dépôt. Dans ce sens, les émissions d’obligations privées ont poursuivi, en 2010, leur croissance atteignant 17,1 milliards de dirhams contre 11,2 milliards en 2009. Au total, l’année 2010 a connu 17 émissions d’obligations privées dont le taux d’intérêt annuel varie entre 4,32 et 5,62%. Pour leurs parts, les émissions des certificats de dépôts se sont accaparées de presque 60,3% des émissions totales. Rappelons que l’année 2010 a connu également des interventions excessives et permanentes de la Banque centrale sur le marché monétaire. Ces interventions se sont concrétisées notamment par l’importance des opérations des avances sur appel d’offres et les baisses consécutives du taux de la réserve obligatoire.

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