Le boom de la sous-traitance

«La sous-traitance des services de gestion, la commercialisation en ligne des produits agricoles et l’application des technologies de l’information et de la communication potentiellement lucratives, en particulier pour les pays en développement, sont en plein essor», souligne le dernier rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) sur le commerce électronique et le développement 2003, publié vendredi. On y apprend que l’Inde, qui offre une main-d’oeuvre qualifiée et anglophone pour des salaires parfois inférieurs de 80 % à ceux pratiqués dans les pays développés, a réussi à attirer à elle seule 80 % du marché international de la sous-traitance. Et le secteur des services liés à l’informatique devrait employer dans ce pays jusqu’à 1,1 million de personnes d’ici à 2008. À l’échelon mondial, la sous-traitance de services à l’étranger pourrait créer quelque 3,3 millions d’emplois d’ici à 2015. L’amélioration de l’infrastructure des technologies de l’information, la baisse du prix des télécommunications et du matériel informatique et la plus grande facilité d’accès à Internet, sont autant de facteurs qui ont permis le développement de la sous-traitance des services aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Le transfert d’activités -les centres d’appel et les centres de services à la clientèle qui opèrent à distance via Internet vers des pays où les coûts sont moins élevés, est devenu « un nouveau modèle économique pour les entreprises des pays développées », soutient la CNUCED. L’internationalisation rapide de ces services offre ainsi aux pays en développement, comme le Maroc, la possibilité d’exploiter de nouveaux créneaux à forte valeur ajoutée. À suivre de très près.

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