Le BTP fait les frais de la conjoncture

Le BTP fait les frais de la conjoncture

2012 n’a pas été l’année du BTP. En effet, le secteur a fait les frais d’une conjoncture plutôt morose qui s’est traduite par une montée de la concurrence des importations, notamment sur l’acier, une forte hausse des prix de la ferraille locale et des retards enregistrés dans le lancement des investissements publics en infrastructure. À ce titre, la banque d’investissement Upline Group, relevant de la Banque centrale populaire, a relevé dans son Snapshot 2012 que le secteur du BTP (hors cimenteries) a vu son chiffre d’affaires consolidé se replier de 12,2% à près de 5,9 milliards de dirhams. Aussi, dans un contexte de marché marqué par un recul de 1,6% en 2012 des ventes de ciment en volume à 15,9 millions de tonnes contre une hausse de 10,7% en 2011, le chiffre d’affaires consolidé du secteur cimentier accuse, pour sa part, une dégradation de 8,1% au titre de l’exercice 2012. Cette mauvaise performance est liée à plusieurs facteurs, dont notamment le ralentissement de l’investissement privé dans la construction sociale et dans les travaux publics et l’introduction sur le marché de CIMAT, qui a grignoté des parts de marché à l’ensemble des entreprises cotées du secteur. Notons que ladite cimenterie a enregistré au titre de ses réalisations 2012 un affermissement de 63,6% de son chiffre d’affaires consolidé à 2 milliards de dirhams pour un RNPG en accroissement de 42,4%, à 280,1 millions de dirhams et la baisse plus prononcée de la demande sur les marchés de prédilection des entreprises cotées du secteur, particulièrement celui du Grand Casablanca qui s’est soldé par un recul de 12,1%, à 2,2 millions de tonnes et de Souss-Massa-Drâa qui s’est rétracté de 10,2%, à 1,4 million de tonnes.
Dans ces conditions, le volume d’affaires de Lafarge Ciments a cédé 9,4% à près de 5 milliards de dirhams, ce qui a généré une contribution négative de recul de 4 points dans la croissance du chiffre d’affaires consolidé global du secteur.
Pour sa part, Ciments du Maroc a vu son chiffre d’affaires consolidé fondre de 9,2%, à 3,6 milliards de dirhams, moyennant une participation négative de l’ordre d’un recul de 2,8 pts dans l’évolution du chiffre d’affaires consolidé du secteur. Dans une moindre mesure, la filiale du Groupe helvétique a terminé l’année 2012 sur une régression de 4,9% de son chiffre d’affaires consolidé pour se situer à 3,3 milliards de dirhams. Il en résulte une contribution négative à la croissance du chiffre d’affaires sectoriel de 1,3 pt.
De son côté, Holcim a enregistré une diminution de 14,8% de son RNPG, à 490,9 millions de dirhams, moyennant une contribution négative de seulement 2,6 pts.
En volume, Upline Group précise que près de 52,4% du RNPG ont été accaparés par Lafarge, 27,2% par Ciments du Maroc et 20,3% par Holcim.
En matière de BTP, le tableau n’est pas plus rose. En effet, le volume d’affaires de Sonasid perd 13%, à près de 4,8 milliards de dirhams, impactant amplement la croissance du chiffre d’affaires du secteur avec une contribution négative de 10,7 pts. Pour sa part, Aluminium du Maroc a affiché un recul de 11,1% de ses ventes, soit une contribution négative à la croissance du chiffre d’affaires sectoriel de seulement 1,3 pt. Pour ce qui est du résultat d’exploitation sectoriel, celui-ci accentue sa compression à moins 73,2% pour se chiffrer à seulement 85,1 millions de dirhams. A ce titre, Sonasid y a contribué négativement de l’ordre de 78,6 pts. Retraité de cet élément, le résultat d’exploitation du secteur aurait augmenté de 11,6%.

Il a dit

«La réalisation des objectifs de la Vision 2020 du tourisme, qui consiste à faire du Maroc l’une des 20 premières destinations touristiques mondiales, dépend de la mobilisation de tous les acteurs afin de faire face aux différents défis. Aussi, le choix de la région de Chaouia-Ouardigha, comme première station, se justifie par sa capacité à promouvoir le secteur touristique grâce à ses atouts considérables. Cette région est réputée pour le tourisme de loisirs et d’affaires, qui contribue à la réalisation d’un développement local et à faire du Maroc une destination touristique de référence au niveau du bassin méditerranéen».

                                                                                                               Lahcen Haddad
                                                                                                                          Ministre du tourisme

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